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Dialogue avec Serge Hefez - Surprotéger un enfant - un article de Violaine Gelly dans Le Monde

Commentaire :
Surprotéger un enfant n'est pas trop l'aimer mais mal l'aimer, voire ne pas l'aimer du tout… La surprotection jusqu'à l'étouffement traduit une peur et/ou un manque de confiance des parents beaucoup plus qu'un excès d'amour… (manque de confiance en l'enfant, en eux-mêmes, ou encore dans le monde extérieur…)
En fait on ne peut pas aimer excessivement quand on sait ce qu'aimer veut dire… des dictons populaires nous mettent sur la voie comme le "qui aime bien châtie bien… ".
Rien à voir avec la surprotection ou la dépendance affective de parents ne supportant pas de laisser leurs enfants prendre le moindre risque ou de les voir mécontents ou souffrants...
Il ne faut donc pas confondre amour excessif et dépendance affective, surprotection ou encore étouffement de la part des parents…
Mal-aimer n'est pas trop aimer… on ne peut pas aimer trop quelqu'un, mais on peut mal l'aimer faute de pouvoir et peut-être surtout de savoir aimer… aimer s'apprend car il y faut une philosophie, des connaissances… c'est en interrogeant la pseudo-évidence du verbe "aimer" qu'on commence à mieux comprendre et savoir ce qu'il signifie…

Je suis pour l'école des parents et par ailleurs je m'insurge quand je lis : "les psys ont toujours affirmé du moment que vous les aimez rien n'est grave" car rien n'est plus faux et susceptible de dévoyer le débat... la vérité c'est qu'il y a des quantités d'écoles de psychologie et que toutes les écoles ne se valent pas… loin s'en faut ! A bon entendeur donc ....

Je conteste également quand je lis "aujourd'hui les parents ne supportent plus la haine de leurs enfants"… car c'est une généralisation abusive… ce n'est pas en effet le cas de tous les parents, très loin de là. Donc quel débat veut-on ? C'est un peu léger pour un article se présentant comme "scientifique".

De même quand je lis "les familles aujourd'hui ne sont plus régies par des lois extérieures mais par la paradoxale obligation d'aimer d'être libres et heureuses"… c'est totalement faux et heureusement pour nous ! Serge Hefez oublie-t-il que les lois sont faites pour protéger les humains de ce qu'ils seraient tentés de faire si elles n'existaient pas ? c'est pourtant Freud qui a dit cela..
Pas de difficulté en revanche avec "la paradoxale obligation d'aimer d'être libres et heureuses" ou encore l'affirmation que "notre société Prozac nous fait confondre la tristesse et le deuil avec la dépression" … c'est bien dit mais un peu rebattu...



Sortir de la souffrance au travail - par Christophe Dejours dans Le Monde du 21 Février 2011
"...parmi les dirigeants, certains ont des doutes sur la validité des méthodes de gestion et de management dont ils savent qu'elles sont en cause dans les ravages humains du travail auxquels on assiste aujourd'hui, sans omettre qu'eux aussi commencent à souffrir sérieusement de la déstructuration du vivre-ensemble à la tête des entreprises, des administrations et de l'Etat [...] Le tournant gestionnaire inauguré dans les années 1980 se traduit aujourd'hui par un découplage tragique entre le travail ordinaire et la culture…"

Commentaire :
Les méthodes de gestion et de management utilisées dans la plupart des DRH correspondent à l'idéologie dominante dans les directions des entreprises. Ainsi, pour être efficaces, elles privilégient les impératifs de productivité et de rentabilité, autrement dit de pouvoir et de domination régnant dans le monde du travail. Ce monde est en effet par excellence celui où les rapports de force hiérarchiques sont les plus évidents et déterminants, y compris lorsque les hiérarchies en question sont dites "horizontales".
Plus généralement, les méthodes utilisées sont le reflet de la compétition et de la concurrence généralisées existant à tous les niveaux de la vie économique et sociale. Les raisons de cet état des choses sont donc à rechercher du côté du darwinisme social corrélatif système capitaliste, le tournant gestionnaire des années 80 n'étant qu'un symptôme parmi d'autres de ce mode structurel de fonctionnement.
Dans ces conditions, la coopération au sein des entreprises ne peut être qu'une coopération essentiellement fonctionnelle visant la productivité et la rentabilité, le vivre-ensemble étant de facto relégué au second plan.
Bien des indicateurs montrent en effet que ces paramètres sont souvent opposés quand ils ne sont pas pleinement contradictoires.
Pour le dire trivialement, Il ne suffira donc pas de prêcher le vivre-ensemble dans les entreprises sur un mode quasi-incantatoire, pour que ce vivre-ensemble devienne une réalité de premier plan.
En d'autres termes, même si les mesures préconisées par Christophe Dejours devraient être appliquées de manière urgente. il est à craindre que la dégradation des rapports entre travail et santé mentale soit fatale malgré tout dans de nombreux cas.
En effet, les meilleurs outils ne sauraient donner d'excellents résultats s'ils sont mis au service d'objectifs mal définis ou encore pervertis. En conséquence, le remplacement des méthodes individuelles quantitatives d'évaluation par des méthodes contradictoires qualitatives, par exemple, ne changera rien de fondamental tant que les impératifs principaux cités plus haut, ne seront pas eux-mêmes modifiés de manière appropriée.
Autrement dit encore, il y aura toujours la manière "quantitative" et la manière "qualitative" de se débarrasser d'un collaborateur devenu indésirable, et les rapports de force étant ce qu'ils sont, il est à craindre que les méthodes contradictoires préconisées ne soient dans bien des cas des simulacres de concertation, jusqu'à nouvel ordre le cas échéant.
Une approche systémique devrait donc s'imposer dans la mesure où, au point où nous en sommes, seules des lois nationales et internationales pourraient équilibrer efficacement les rouages du système en question en venant limiter les désirs démesurés voire démentiels de pouvoir et de puissance de certains notamment, désirs sous-tendant la spirale interminable de surenchères qu'on observe en matière de productivité et rentabilité (diminution ou limitation des masses salariales par délocalisations, externalisation de tâches, suppression ou non-création de postes, précarisation des contrats de travail, baisse des salaires, licenciements, plans sociaux, évaluations psychométriques individuelles de plus en plus sophistiquées à défaut d'être de plus en plus pertinentes, pressions hiérarchiques constantes, etc,,..).
Dans ce contexte, seules des lois respectées de tous pourraient faire changer les choses dans le sens d'une répartition plus juste des richesses en particulier, en commençant par le respect rigoureux des Droits de l'Homme (logement, nourriture, etc...) et de la dignité humaine, toutes choses dont les exigences sont loin d'être satisfaites, y compris dans les démocraties occidentales, comme en témoignent de nombreuses associations humanitaires (ATD quart-monde, MRAP, Secours Catholique, Compagnons d'Emmaüs, Armée du Salut, Enfants de Don Quichotte, etc...).
En effet, si l'on veut réellement éviter les tragédies représentées par certains licenciements notamment, il faudrait à l'évidence avant tout qu'aucun licenciement ne puisse équivaloir à une mort sociale symbolique ou réelle, inévitablement génératrice de dépression, voire de suicide ou de tout autre passage à l'acte désespéré.
A noter qu'on touche ici à des questions renvoyant aux oppositions de fond existant entre psychanalyse et psychologie cognitive. Autrement dit, à tous les niveaux des entreprises et des organisations sociales (familles, groupes, associations,...), le moi vu comme instance désirante est à opposer notamment au moi vu comme instance de décision rationnelle. Ceci valant autant au niveau groupal social qu'au niveau personnel singulier, via les problématiques du leadership et de la gouvernance d'un côté, et de la vie ou de la survie, de l'autre.
Or jusqu'ici, pour le dire brièvement, les notions de "bénéfice" et de "plus-value" au sens large, épinglées comme "plus-de-jouir" en particulier, semblent bien être les pierres angulaires contre lesquelles nombre de bonnes intentions managériales humanistes et rationnelles sont mises en échec.



Freud, un savant de son temps ? - Partout dans le monde, la psychanalyse a fait l'objet d'évaluations, comme toute autre théorie scientifique. Sauf en France, où les milieux philosophiques et littéraires exercent une mainmise sur cette discipline, ce qui empêche de la tester en toute sérénité…. Cerveau et Psycho - Janvier-Février 2011
Commentaire :
On l'a dit, on l'a redit, on l'a re-re-dit : "la souffrance psychique ne se mesure pas...", mais malgré tout la désinformation continue… Rappelons donc ici que la psychanalyse n'a pas obligatoirement à être évaluée à partir des critères propres aux sciences dures (dites aussi sciences exactes), malgré ce que s'acharnent à soutenir les partisans de ces dernières, pour qui une science doit obligatoirement répondre à leurs critères, et qui sont trop "contents" de pouvoir ainsi contester à la psychanalyse sa qualité de "science"…
Rappelons aussi que les approches qualitatives (non-expérimentales) représentent une tradition à la fois très riche et ancienne dans les sciences humaines. Il est donc absurde de vouloir les supprimer pour imposer à leur place, les seules approches quantitatives (expérimentales ou semi-expérimentales).
Oubliant délibérément l'existence des sciences humaines, anciennement dénommées sciences morales (cf le site de l' Académie des Sciences Morales et Politiques), de nombreux scientifiques veulent ainsi imposer à tous un mode de pensée unique et totalitaire, dans lequel les mathématiques et les statistiques, i.e. les approches quantitatives, sont le seul et unique critère de la scientificité…pratiquant ainsi pour des raisons politiques évidentes, un amalgame inacceptable pour de très nombreux psys...


La plupart des gens ne s'informent pas assez pour prendre part aux décisions médicales les concernant - Psychomedia

"Reconnaissez que vous avez le droit d'être impliqué dans vos propres soins médicaux. Si votre médecin vous dit seulement pourquoi vous devriez faire quelque chose et ne discute pas des raisons pour lesquelles vous pourriez ne pas le faire, demandez l'information de toute façon..." conseille Zikmund-Fisher.

Commentaire :
un excellent conseil à suivre mais malheureusement peu ou pas du tout suivi par la plupart des patients et de nombreux médecins...


"Secrets de psys. Ce qu'il faut savoir pour aller bien", sous la direction de Christophe André : comportementalisme à visage humain - Le Monde du 18.01.2011
"… Cette révélation de soi n'a rien d'évident. Elle est aux antipodes de la psychanalyse où l'engagement du thérapeute repose sur le principe de la neutralité bienveillante. Une démarche cohérente avec la manière dont fonctionne la cure psychanalytique. Mais pas les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) fondées sur des techniques reproductibles. Ces thérapies cherchent à débarrasser le patient d'un symptôme, alors que, pour les psychanalystes, le symptôme n'est que le point d'appel de conflits inconscients [...] on se confie pour soulager le patient et non soi-même, poursuit le psychiatre de Sainte-Anne, pour accrocher son intérêt. Ce peut être un ingrédient, un catalyseur à certains moments pour débloquer la situation, mais ça n'est pas au centre du traitement... "

Commentaire :
En lisant cet article on se demande une fois de plus quand finira la guerre de clochers entre TTC et Psychanalyse ? On comprend en effet que Christophe André fait référence implicitement à la cure type inventée par Freud au début du siècle dernier… mais comme d'habitude chez les détracteurs de la psychanalyse, on s'aperçoit que de nombreux éléments explicatifs sont "oubliés" ou "passés sous silence", comme le fait que la cure type connaît d'infinies variantes, chaque psychanalyste ou psychologue s'y référant, réinventant la cure princeps d'une manière personnelle et souvent fort éloignée de celle-ci… En l'occurrence, les lecteurs doivent savoir que de très nombreux psys, toutes catégories confondues, n'ont pas attendu la dernière vague des TCC pour confier certaines choses de leur vie à certains patients et à certains moments, sans bien entendu faire de ces confidences le centre du traitement, c'est un premier point…
Le second point c'est que la neutralité bienveillante ne consiste pas à rester de marbre ou indifférent en présence d'un patient, que ce soit dans la cure type ou dans les innombrables PIP (Psychothérapies d'Inspiration Psychanalytique) en ne révélant jamais rien de soi notamment. Elle signifie plutôt que le thérapeute n'est pas impliqué dans la vie du patient comme le sont ses proches et amis notamment, et que cette position d'extériorité lui permet d'avoir une bien plus grande objectivité dans la relation en question, en outre des savoirs et des compétences acquises par sa formation… Il n'y a donc rien d'antinomique entre le principe de neutralité et celui d'éventuelles confidences personnelles que tout psy peut toujours faire, en accord ou non avec la doctrine qu'il applique, car la réalité des pratiques est bien plus complexe et diversifiée que ne le laisse entendre la logique binaire de cet article.
Enfin, dire que "le symptôme n'est que le point d'appel de conflits inconscients pour la psychanalyse" est faux, car les choses ne s'arrêtent pas là. En effet, le but n'est pas simplement de mettre au jour des conflits inconscients mais de les résoudre ou tout au moins de les diminuer et de les rendre plus supportables ou mieux vivables par le patient…
Autrement dit, fondamentalement le but est le même que dans les TTC, mais de nombreux psychothérapeutes cognitivo-comportementalistes préfèrent s'acharner à dénigrer la psychanalyse en faisant flèche de tout bois pour ainsi dire...


Les philosophes aussi ont un cœur….« Il y a une usure du discours psy. L'intérêt pour la philosophie censée avoir une portée universelle marque peut-être le recul du nombrilisme encouragé par la psychanalyse qui fait du sujet le centre de toute chose et passe tout au crible de son ressenti.»

Commentaire :
Un problème avec les philosophes comme avec les psychologues et autres psys, c'est que dans la plupart des cas il n'y a pas une seule mais des vérités plurielles, dont certaines réunissent il est vrai, des consensus autour d'elles, mais il est essentiel de savoir que ces consensus sont toujours à la fois relatifs et limités aux groupes qu'ils concernent… c'est pourquoi on sait bien qu'un discours n'a de sens que dans un contexte partagé (notion de références communes).
Ainsi, concernant la question de savoir ce qu'est l'amour, chacun a une définition souvent fort personnelle et différente de celle d'autrui, et l'on peut facilement vérifier qu'il en existe pour ainsi dire à l'infini… car en réalité, on ne peut séparer ce sentiment de la subjectivité qui l'éprouve ou le conçoit, sans précisément le vider de son sens …
En d'autres termes, l'amour est avant tout un sentiment dont les attendus varient tout autant que les personnes concernées, et la capacité d'aimer n'est elle-même en rien une donnée régulière et constante, ceci pour des raisons diverses et variées liées à l'histoire personnelle de chacun(e) ou aux épisodes de celle-ci notamment...
Autrement dit, l'amour n'est pas une abstraction ou une pure idée au sens des philosophes, et de ce fait, l'amour n'a rien à dire sur lui-même, le sens vécu et l'expérience de chacun(e) étant autrement plus importants que le seul concept ou la "pure représentation" philosophique ...
Il faut donc relativiser l'importance du retour de la philosophie auquel on assiste ces derniers temps pour nous expliquer le sens de l'amour notamment, de même qu'il faut récuser la portée universelle que certains croient voir dans la philosophie… Ainsi, par exemple et pour faire bref, quel rapport entre l'amour platonique et l'amour sado-masochiste ? Autrement dit quel rapport entre ces "modèles classiques" de l'amour (le terme de jouissance est souvent mieux approprié) et de la (non-)sexualité ?… On voit clairement ici qu'on peut justifier "philosophiquement" le meilleur comme le pire, le pire pour les uns étant le meilleur pour les autres (et réciproquement), en amour comme dans bien d'autres domaines…
Que l'on songe par exemple à la politique, où l'on voit également que l' idée du Bien pour tous est également fort variable, au point que de nombreux clivages sont inéluctables et que les dictatures elles-mêmes ont "leur philosophie".
Qu'on le veuille ou non et qu'on le sache ou non, la philosophie n'est ainsi jamais qu'une rationalisation à un moment donné de quelqu'un qui se veut et/ou se dit philosophe (que cette personne soit ou non représentative d'un groupe n'y change rien) mais les philosophes et les "philosophies", autrement dit les idées du Bien et du Mal, sont extrêmement variables comme le montrent les exemples évoqués.
Pour toutes ces raisons, l'usure du discours psy dont parle Christophe André est à à la fois une illusion et une négation… illusion que la philosophie peut apporter des réponses universelles, i.e. vérifiables et valables pour tous…et corollairement, négation de la perversité et des perversions (morales et sexuelles) ou déni de leur existence.
Enfin, dire que la psychanalyse encourage au nombrilisme, c'est méconnaitre la portée anthropologique et sociologique de celle-ci… c'est ignorer que la psychanalyse représente une révolution dans l'histoire de la philosophie c'est-à-dire des idées que l'homme entretient sur lui-même… c'est d'ailleurs pour cela qu'elle est enseignée dans les classes de philosophie, tout en n'étant pas une philosophie mais une science humaine...


Question Prioritaire de Constitutionnalité - Paris, le 16 novembre 2010 : Par la voix de son avocat, Maître Corinne VAILLANT, devant le Conseil Constitutionnel, le GIA (Groupe Information Asiles), dans le cadre d'une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité), a fait valoir ses arguments pour faire reconnaître l'inconstitutionnalité et l'abrogation de la loi du 27 juin 1990 et la nécessité de l'intervention obligatoire d'un Juge judiciaire avant toute décision d'hospitalisation sous contrainte (voir la vidéo de cette intervention sur le site du Conseil Constitutionnel en cliquant sur le titre).

Commentaire :
On ne présente plus le GIA et ses actions en faveur des personnes hospitalisées... un grand merci à cette association de défense des intérêts des patients et plus généralement des droits de l'homme vis à vis de la psychiatrie lourde....


Titre de psychothérapeute - Communiqué du 17.10.2010 Dans un communiqué commun, six organisations professionnelles de psychologues... appellent à un boycott massif de la loi par l’ensemble de la profession.... Nous appelons solennellement les psychologues à ne pas demander à user du titre de psychothérapeute dont ils n’ont que faire, puisqu’ils ont déjà un titre professionnel reconnu. L’exercice de la psychothérapie revendiquée depuis le début de notre professionnalisation et reconnue par les institutions et le public doit rester une de nos compétences. N’en faisons pas un métier !
Nous appelons tous ceux qui font aujourd’hui appel aux psychologues à ne pas se méprendre sur la valeur du titre de psychothérapeute qui ne recouvre qu’une petite partie de la compétence professionnelle du psychologue qui est, à ce jour, en France, le professionnel le plus et le mieux formé à la psychologie et à la psychopathologie. »


Commentaire :
A partir du moment où un décret définit qui est psychothérapeute et qui ne l'est pas, au mépris de la loi de 2004 dont il se veut l'application(*) et de celle de 1985 définissant le statut des psychologues, il ne suffira pas de boycotter cette loi en ne demandant pas le titre de psychothérapeute créé par cette loi. Bien plus encore, les psychologues concernés devraient continuer d'utiliser l'appellation "psychothérapeute", quitte à enfreindre ce décret totalement inique pour eux. Nul n'est tenu en effet de respecter des lois iniques comme l'ont affirmé très justement certains grands penseurs (Victor Hugo, Gandhi, Martin Luther King, etc...). Le courage et la cohérence imposeraient donc aux organisations de psychologues de soutenir solidairement cette position, au lieu d'inviter les psychologues cliniciens à se soumettre partiellement au diktat en question.

(*) Rappelons qu'au regard de la loi de 2004, les psychologues sont psychothérapeutes de droit et que le Décret est en pleine contradiction dès lors qu'il assortit cet état de droit, de conditions particulières et injustes de surcroit.


Dépression: 11% des jeunes en détresse psychologique - Le Figaro du 25.10.2010 - « J'avais 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie. Tout menace de ruine un jeune homme : l'amour, les idées, la perte de sa famille, l'entrée parmi les grandes personnes », écrivait Paul Nizan {...} Seulement 11% des jeunes ont eu recours à un psychiatre ou à un psychologue (...) Les psychanalystes et les psychothérapeutes ont les faveurs des patients parce qu'ils font moins peur. Mais ils ne peuvent pas détecter les pathologies lourdes comme la schizophrénie ou les troubles bipolaires, estime le Dr Gut-Fayand. Le psychiatre évalue le trouble et détermine un traitement adéquat. Car les antidépresseurs ne sont pas obligatoires. D'autres solutions existent, comme la relaxation par exemple.»

Commentaire :
Cet article est intéressant mais manque de clarté pour plusieurs raisons... tout d'abord, personne n'ignore qu'un grand nombre de psychanalystes et de psychothérapeutes sont aussi psychologues ou psychiatres, et que beaucoup d'entre eux ont une solide formation en psychopathologie, même lorsqu'ils n'ont pas d'autre formation ... Dans ces conditions, dire que "les psychanalystes et les psychothérapeutes ne peuvent pas détecter les pathologies lourdes", sans plus de précisions, c'est risquer d'induire le public en erreur.
En outre, tout le monde sait ou devrait savoir que seuls les psychiatres, psychologues et psychanalystes inscrits dans les registres d'associations sont psychothérapeutes de droit depuis la loi de 2004. A cet égard et malgré les précisions apportées par le Décret dont nous ne pouvons débattre ici, il est clair en revanche que la plupart des psychothérapeutes ni-ni-ni (i.e. ni psychiatres, ni psychologues, ni psychanalystes) n'ont de psychothérapeutes que le nom qu'ils se sont attribué dans leurs organisations, au moins jusqu'à nouvel ordre, i.e. quand ils auront obtenu leur inscription dans le registre des psychothérapeutes, pour certains d'entre eux…
En conséquence, il faudrait se méfier des catégorisations univoques qu'on en observe dans cet article, une catégorie ou appellation pouvant en cacher une autre et n'étant pas à confondre avec une compétence.
De fait, il y a toutes sortes de "psychothérapeutes" et de "psychanalystes" reconnus officiellement ou autoproclamés, qui pour cette raison n'ont pas grand chose à voir entre eux....


APPEL A SOUSCRIPTION DES ORGANISATIONS DE PSYCHOLOGUES - pour soutenir le recours en Conseil d'Etat concernant le titre de Psychothérapeute

Commentaire :
Merci aux organisations concernées et à tous ceux qui soutiendront cette initiative.



Devant le déferlement du cadrage et de la gestion, par quoi peut-on répliquer ? Comment résister ? par Daniel Sibony sur YouTube

Commentaire :
Merci infiniment à Daniel Sibony pour cette vidéo qui résume bien de quoi il est question dans nos disciplines,
et montre notamment en quoi psychologie (psychanalytique ou non) et médecine sont deux sciences différentes, la première s'occupant de l'esprit tandis que la seconde s'occupe du corps.
Deux sciences à ne pas confondre donc comme c'est encore trop souvent le cas, alors même qu'elles sont complémentaires dans un grand nombre de situations.
Les visiteurs apprécieront la valeur du travail de Daniel Sibony et sa pertinence tout à fait remarquable...

En rapport avec le sujet abordé, je recommande également l'article UTOPSY Rencontre Guy Dana,
dans lequel Guy Dana articule notamment l'assertion suivante :
"la langue promulguée par la modernité est une langue occupée, pleine, « positive »,
prônant la transparence, l’adéquation, la traçabilité. Niant le conflit psychique et la division du sujet,
la méconnaissance que chacun entretient avec lui-même, elle opère une tentative de saturation de l’espace,
de colmatage des brèches…"(http://www.collectifpsychiatrie.fr/UTOPSY-Rencontre-Guy-Dana.html)


Comment vivre dans une société matérialiste ?, Christophe André, psychiatre et psychothérapeute, dénonce la société matérialiste psycho-toxique dans laquelle nous vivons.

Commentaire :
Merci au Docteur Christophe André pour cette vidéo dans laquelle il expose une vision du monde et des comportements qu'il engendre, comme il ne nous est pas fréquemment donné d'en entendre ou d'en lire... Loin de la personnalisation excessive de nombreux problèmes à laquelle nous sommes habitués et des "recettes-miracles" dont nous serions gavés si nous n'y prenions garde, ses propos nous aident à remettre à l'endroit nombre d'idées, de croyances fausses et d'accroches trompeuses, laissant croire notamment que le bonheur est un état permanent et qu'il appartient à chacun(e) d'entre nous d'apprendre et d'appliquer des recettes permettant d'y accéder...

"C'est parce que le monde est angoissant, violent et imprévisible, nous dit-il, que nous avons besoin d'être aussi heureux que possible chaque fois que c'est possible..." Ainsi, on est loin également des conceptions dans lesquelles tout ne serait qu'une vue de l'esprit : la parabole du verre à moitié vide vs le verre à moitié plein semble avoir fait long feu chez les cognitivistes, et l'on ne peut que s'en féliciter, encore qu'elle est parfois utile, ce qu'il ne s'agit pas de nier ...

Quoi qu'il en soit, une question importante est de savoir si "la société matérialiste psychotoxique" dont parle Christophe André peut réagir au signal d'alarme contenu dans son discours… En a-t-elle les moyens ? Les marchands d'illusions dont le culte de l'Avoir confondu avec l'Etre représente un summum, en particulier, peuvent-ils se remettre en question et "retourner à la bonne école", ainsi que les pourvoyeurs de frustrations, de stress et d'angoisses qui sont souvent les mêmes, du reste... ? Les dirigeants politiques, économiques et financiers notamment, peuvent-ils et oseront-ils (re-)penser le monde dans l'intérêt général et non plus restrictivement dans celui des minorités privilégiées qu'ils représentent, comme on le constate souvent ?

Car quand on parle de "la société matérialiste" en tant que responsable de certains problèmes individuels, esquissant en cela une vision systémique de ceux-ci, de qui parle-t-on si ce n'est essentiellement de ceux qui sont aux commandes de cette société dans tous les domaines, pendant que la grande masse suit bon gré mal gré, des directives et des modèles sur lesquels elle n'a quasiment aucune prise ? Dans ces conditions, n'est-ce pas un peu facile de mettre les difficultés individuelles liées à la surconsommation notamment, sur le compte de cette société en général, et ainsi de se priver de voir qu'elle est divisée en classes, i.e. en catégories sociales qui n'ont pas du tout le même pouvoir de changerfondamentalement quoi que ce soit à "la donne" en question ?
De même, suggérer à chacun(e) de faire des pauses ou des retours sur soi, et "d'être aussi heureux que possible chaque fois que c'est possible pour mieux affronter le monde tragique dans lequel nous vivons", n'est-ce pas faire reposer les responsabilités de l'anxiété ou du bien-être sur un seul pôle de la dyade individu/société in fine, après avoir expliqué le contraire ? Il est important de dire les choses le plus clairement et justement possible si nous voulons réellement comprendre ce qu'il y a à comprendre...et transmettre aux jeunes et aux générations futures notamment, une analyse suffisamment fine qui seule peut permettre d'avoir prise sur les problèmes et de concevoir de vraies solutions… psychologiquement ou intellectuellement d'abord, puis pratiquement éventuellement... Or, quand on parle d'avoir et de pouvoir pour caractériser la société psychotoxique dans laquelle nous vivons, comme le fait tout à fait justement Christophe André, on ne peut pas faire l'économie des dimensions à proprement parler politiques des problèmes, si l'on veut être parfaitement rationnel …


Nouveaux diagnostics psychiatriques du DSM-V: restera-t-il des gens normaux ? s'inquiètent des experts - Psychomedia - 29 juillet 2010

"...beaucoup de personnes auparavant considérées comme parfaitement saines, disent-ils, pourraient à l'avenir se faire dire qu'elles sont malades. "La nouvelle édition du manuel réduit la piscine de ce qui est normal à une flaque d'eau", a déclaré Til Wykes du King's College London.

Commentaire :
Il n'est jamais trop tard pour bien faire, comme le montre cet article confirmant ce que les meilleurs spécialistes déclinent depuis des années… autrement dit non sans ironie : "encore un effort et d'ici quelques années, les multinationales pharmaceutiques et tous ceux que la médicalisation des problèmes psychiques rassure, finiront peut-être par devenir plus raisonnables…"
Le Manuel statistique et diagnostique des troubles mentaux (DSM) édité par l'Association américaine de psychiatrie, qui standardise l'approche des maladies mentales, n'a pas vocation à théoriser la psychopathologie (E.G.P.,Montpellier 2003)...Mais peu à peu, le monument classificatoire est devenu ce qu’il se défendait d’être : un manuel de psychiatrie à part entière. Un manuel qui réduit tout trouble psychique ou mental à une somme de symptômes. « C’est un appauvrissement énorme», regrette Pierre Bovet (professeur de psychiatrie à Lausanne). Ce qui s’est perdu en chemin, c’est la psychopathologie, c’est-à-dire l’effort de comprendre une personne qui souffre dans «la cohérence de son fonctionnement». La «frénésie descriptive» travaille à plat, la profondeur lui échappe, mais aussi la vue d’ensemble d’un être humain car elle reste collée le nez sur le guidon du détail… (in Nos vies médicalisées - Anna Lietti - Société belge de psychologie psychanalytique - 20 février 2010). La nouvelle version de la «bible» mondiale de la psychiatrie confirme la tendance à l’inflation des pathologies. Le DSM est le fer de lance d’un mouvement plus large, celui de la médicalisation de nos existences ….


LA REACTION DES ORGANISATIONS DE PSYCHOLOGUES (05.06.2010) : Suite à la parution du décret concernant le titre de psychothérapeute, un décret commun concernant les annexes de ce décret et la position des psychologues "cliniciens" cosigné SNP - SIUEERPP - FFPP à consulter sur le site de la FFPP, en cliquant sur le lien suivant :
http://www.psychologues-psychologie.net/images/stories/documentsffpp/communiques/communique_ffff_siueerpp_snp.pdf


Commentaire : On ne peut qu'approuver cette position et regretter l'absence de la SFP parmi les signataires


Onfray : le chapitre manquant, par Frédéric Forest et François Pommier - LEMONDE.FR | 01.06.10

".... Qu'aurait fait Freud ? "Prendre son cas pour une généralité". Pourtant, la psychanalyse est une référence pour des milliers de thérapeutes en France..[...]... la psychanalyse est une discipline de la complexité. Freud a toujours été du côté de la causalité multiple, du tissage des contraires, à l'écoute des désirs enchevêtrés et contradictoires d'un sujet. C'est pourquoi, il n'est de psychanalyse que d'un sujet, le reste est hypothèse ou opinion. Les thérapeutes qui réinventent la clinique freudienne au quotidien en écoutant leurs patients le savent bien. Et ce savoir participe du respect des patients tout autant que du démêlage et de l'allègement de leurs souffrances psychiques...."

Commentaire :
Premier point : non seulement la psychanalyse est une référence pour des milliers de thérapeutes en France et dans le monde, mais les inventeurs des psychothérapies cognitives (Aaron Beck et Albert Ellis pour ne pas les nommer) sont d'anciens psychanalystes...ce qui est méconnu ou passé sous silence, mais devrait faire réfléchir encore beaucoup plus de gens en France et dans le monde... Pour plus de détails sur les liens entre psychanalyse et psychothérapies cognitives, je renvoie les lecteurs à ma thèse publiée chez L'Harmattan en Mars de cette année ("Eclectisme et Intégration en psychothérapie - Intérêts et enjeux d'une profession", Françoise Zannier, Ed. L'Harmattan, 2010)

Second point : La psychanalyse et la psychologie clinique sont bel et bien des sciences du singulier. Pour être tout à fait précise, si elles oscillent entre un pôle nomothétique et un pôle idiographique, le pôle idiographique est très clairement le plus déterminant des deux. C'est bien ce qui met ces sciences en "porte-à-faux" avec la psychologie expérimentale et sa démarche, i.e. ses arsenaux psychométriques et statistiques, de même qu'avec les sciences de la nature et les sciences physiques ...c'est bien aussi ce qui dérange (par conséquent) les biologistes, médecins, mathématiciens, statisticiens, etc... tous ceux qui rêvent de réduire la psyche et sa complexité, à un ensemble de paramètres ou de variables objectivables et mesurables.... et au delà de cela bien souvent, de réduire la causalité psychique à la causalité organique. C'est enfin aussi ce qui devrait dissuader nombre d'auteurs des généralisations abusives et des stéréotypes très fréquents dans "la presse psychologique" dite "grand public", notamment...les "hypothèses" et autres "opinions" prises pour des vérités scientifiques circulent à foison en effet dans les medias de vulgarisation et dans l'esprit de beaucoup de personnes...Quoi qu'il en soit, bravo et merci à Frédéric Forest et François Pommier pour leur article à la fois juste et argumenté.


Le décret n° 2010-534 relatif à l'usage du titre de psychothérapeute a été publié par le le gouvernement le 20 mai 2010 (<-clic)

Commentaire :
Le fait que les psychiatres sont seuls dispensés de toute formation complémentaire pour bénéficier du titre de psychothérapeute(1), en dit long sur les conceptions restrictivement médicales et sécuritaires régnant dans le domaine des psychothérapies, et peut-être surtout sur la prépondérance du pouvoir médico-pharmaceutique et de ses lobbies.
Les médecins tirent ainsi vers eux des prérogatives partagées depuis longtemps avec les psychologues cliniciens et les psychanalystes, à qui sont seulement ouvertes des possibilités compensatoires, alors qu'ils sont "membres de droit" de la profession en question, selon les termes mêmes de la loi du 9 Août 2004.
A moins donc de ne pas bien savoir ce que parler veut dire, on remarquera que la loi et le décret disent à la fois une chose et son contraire.

Dans le même temps, maladies psychiques (psychologiques) et maladies mentales (biologiques) sont ainsi toujours plus ou moins confondues, alors même que leur différenciation et le développement des psychothérapies qui s'en est suivi, sont principalement dus aux psychanalystes et aux psychologues cliniciens.

En effet, que cela plaise ou non et que cela se sache ou non, dans leurs principes comme dans leur histoire (genèse), les psychothérapies ne sont pas des traitements médicaux, à ne pas confondre donc (en principe toujours) avec les chimiothérapies destinées à la modification des mécanismes biologiques supposés être en cause ou intervenant dans les pathologies (2), ces chimiothérapies étant l'outil de travail privilégié et souvent exclusif des psychiatres.
Cette confusion récurrente pour ne pas dire permanente entre "psyché" et "phusis", a de quoi faire se retourner Hippocrate dans sa tombe, lui pour qui la médecine se caractérise de manière formelle, par la référence exclusive à la phusis (la nature), et concerne les maladies, non le mal...

(1) en dehors des professionnels exerçant depuis plus de 5 ans la psychothérapie et bénéficiant de dérogations.

(2) que l'on se comprenne bien : le substrat biologique est nécessairement impliqué dans toutes les pathologies (mentales et psychiques). Un problème est cependant que dans le cas des pathologies psychiques, les mécanismes biologiques incriminés sont souvent grossiers, les traitements classiques de ces mécanismes ayant souvent pour cette même raison, des effets indésirables ou délétères bien connus. En d'autres termes, faut-il parler de "traitement" ou de "camisole chimique", s'agissant des neuroleptiques en particulier ? L'hypothèse hyper-dopaminergique des délires doit-elle être confondue avec une preuve, comme c'est le cas, de fait, dans de nombreux traitements ? Quid des hypothèses phénotypiques et des traitements correspondants, a fortiori quand on connaît l'impact de l'environnement sur le phénotype ? Autant de questions qui devraient inciter à une authentique modestie en matière de traitements biologiques.


Cycle de conférences Freud et la psychanalyse - Rencontre avec Roland Gori, psychanalyste, professeur de psychologie et de psychopathologie et co-auteur avec Barbara Cassin et Christian Laval de L’appel des appels, pour une insurrection des consciences (<- clic) (Mille Et Une Nuits). Demain, lorsque la normalisation des conduites et des métiers régnera définitivement, il sera trop tard. Soin, éducation, recherche, justice seront formatés par la politique du chiffre et la concurrence de tous contre tous...L’Appel des appels prône le rassemblement des forces sociales et culturelles et invite à parler d’une seule voix pour s’opposer à la transformation de l’Etat en entreprise. Fnac Italie-sud, 30, avenue d’Italie (13ème ) à partir de 17h30 - Dans le cadre du Cycle conférences Freud et la psychanalyse http://multimedia.fnac.com/multimedia/fnacdirect/pdf/programme_freud.pdf (<- clic)

Commentaire :
Si le mot "science" a un sens, il ne saurait se réduire au dogme du chiffre et de la soi-disant "objectivation" que celui-ci permet...


L'anti-freudisme n'a pas fini de faire les choux gras de certains philosophes et autres auteurs en mal de notoriété....à en croire un article paru récemment dans l'Express (<-clic) - par Françoise Zannier
Il est stupéfiant de constater à quel point le freudisme peut être mal compris, déformé et décrié par des auteurs dont on pourrait penser a priori qu'ils ont une légitimité à écrire ce qu'ils écrivent ou à dire ce qu'ils disent, or il n'en est rien... Sans vouloir affirmer que tout est juste ou que rien n'est critiquable chez Freud, l'acharnement et les arguments faux quand ils ne sont pas de mauvaise foi, utilisés pour "déboulonner l'idole", sont à proprement parler scandaleux. Il faut bien mal connaître la psychanalyse en effet, pour la dénigrer en bloc ou se livrer à des abstractions sélectives visant des points de détail ou complètement secondaires, tout cela dans le seul but de discréditer Freud et la psychanalyse, sans aucune considération pour les apports essentiels de celle-ci. C'est pourquoi les détracteurs en question feraient bien de se demander ce qu'ils font très exactement dans leurs actes et ce qu'ils visent très exactement également dans leurs intentions... s'agissant d'une science et/ou de connaissances aussi pertinentes et utiles que celles développées par les psychanalystes.
En tout état de cause, s'il y a une certitude, c'est que ni Michel Onfray ni d'autres ne parviendront jamais à réaliser leur fantasme à la fois bien réel et partagé, celui-là en revanche, de "déboulonner Freud, le freudisme et les freudiens".
Il y a belle lurette en effet que Freud n'a plus rien d'une idole pour les connaisseurs authentiques de son œuvre, tout en demeurant un des grands maîtres à penser de notre temps...


Faut-il brader la psychothérapie ? par Françoise Zannier - Docteur en Psychologie clinique et pathologique, le 27.01.2010.

Des articles "un peu choquants" circulent sur internet, tentant de faire passer la psychothérapie pour une pratique délégable à des personnes sans formation universitaire (théorique et pratique) de haut niveau... Au motif notamment que cette discipline serait hautement créatrice d'emplois, on prétend par exemple qu'elle "n'est pas soluble dans l'enseignement universitaire"... essayant par là de faire reconnaître les professionnels "ni-ni-ni" comme étant aussi dûment qualifiés que les membres de droit pour exercer cette profession, et cela sans aucune discrimination.
Face à de telles attaques renouvelées contre la profession, puisant dans la démagogie et l'obscurantisme les "arguments" d'une gigantesque braderie de cette même profession, faut-il souligner que la démocratie n'a rien à gagner à dégrader les diplômes universitaires en accordant au secteur privé le droit de délivrer des diplômes "équivalents" sans que ces diplômes répondent aux mêmes exigences, ni qu'ils soient soumis au contrôle de l'Etat ?
Songerait-on un instant à laisser des écoles privées former des médecins, pharmaciens, avocats, etc... toutes professions "qui créeraient elles aussi des quantités d'emplois" si elles étaient déréglementées, c'est à dire sans aucun numerus clausus à aucun niveau et sans conditions restrictives d'accès, tant à l'entrée que pendant la formation ? On voit bien que la peur du ridicule n'effraie pas ceux qui tentent vainement de se faire passer pour les défenseurs zélés d'une profession qui n'a strictement aucun intérêt à être livrée ainsi aux premiers venus ou à n'importe qui, en quelque sorte...
De même que la liberté n'est pas à confondre avec le laisser-faire n'importe quoi, la démocratie n'est pas à confondre avec l'anarchie, et encore moins avec les organisations oligarchiques que représentent souvent les auteurs des articles évoqués. La nécessité d'un haut niveau d'exigence en matière de formation et du contrôle de l'Etat sur ces formations relevant du domaine de la santé psychique et mentale, paraît au contraire absolue.
En outre, en dehors des motifs d'ordre éthique qui précèdent, on ne peut pas notamment avoir soi-disant le souci de créer des "emplois" sans se soucier dans le même temps de savoir si ces "emplois" génèreront des revenus suffisants pour ceux qui les occupent.
De ce point de vue, faut-il préciser qu'en réalité, ce ne sont pas des emplois salariés de psychothérapeutes qui seraient créés, ceux-ci étant en profonde pénurie depuis des années, mais essentiellement des activités indépendantes(*) ne présentant en elles-mêmes aucune garantie de revenus ? Or si l'offre en ce domaine est déjà plus que pléthorique, ce qu'omettent naturellement de préciser les auteurs des articles en question (!!?), la demande elle (à ne pas confondre avec le besoin) tend à se tourner massivement vers des formules à moindre coût (consultations partiellement remboursées du secteur public par exemple, qui seules sont "débordées"...).
Enfin, n'est-ce donc pas déjà assez qu'il ait fallu attendre la loi de 2004, puis celle de Mme Bachelot en 2009, pour remettre un peu d'ordre dans les rangs des psys, déjà fortement éprouvés par le développement débridé de formations fantaisistes, au rabais, voire à caractère franchement commercial ? Non apparemment puisque l'on peut toujours lire en 2010, sur internet et ailleurs, toutes sortes de sornettes et autres boniments, vraiment peu dignes de l'audience qu'ils sollicitent de manière toujours aussi inconsidérée.

(*) s'agissant de "former" toujours plus de "psychothérapeutes" dont beaucoup ne pourront que rejoindre les rangs des demandeurs d'emploi déjà très nombreux dans cette profession, ou bien exercer des métiers sans rapport avec celle-ci, les lecteurs se demanderont légitimement à qui profite vraiment la braderie en question ou bien "chercheront l'erreur", qui ne manquera pas de sauter aux yeux des mieux avertis d'entre eux...


Une mauvaise alimentation augmenterait le risque de dépression...Article publié sur le site Psychomedia le 02.11.09 Les personnes qui ont une alimentation comprenant beaucoup d'aliments transformés et riches en gras auraient un risque plus élevé de dépression, selon une étude britannique publiée dans le British Journal of Psychiatry. Celles qui ont une alimentation qui s'approche du régime méditerranéen (incluant légumineuses, fruits, légumes, noix, céréales, poisson et huile d'olive) ont 30% moins de risque...

Commentaire :
L'emploi du conditionnel dans le titre de cet article laisse songeur, sachant que ce type d'information est confirmé depuis longtemps par de nombreux scientifiques et chercheurs… Après les théories de la dépression portant sur l'excès ou l'insuffisance de certains neuromédiateurs notamment, ou à côté de celles-ci, la psychiatrie biologique semble se réorienter ainsi vers des modèles beaucoup plus simples et naturels que les précédents. Parmi les meilleurs exemples valorisant ces modèles, on retiendra qu' Hippocrate (460-377 av. J.C.) disait « que ton aliment soit ta seule médecine » et plus récemment, Jean Rostand (1894-1977) affirmant que « tout menu est comme une ordonnance » … Les héritiers de ces approches sont sans conteste les représentants de la médecine orthomoléculaire et de la nutrithérapie (Linus Pauling, Catherine Kousmine, Julian Whitaker, Mattias Rath, Jacques Gardan et tant d'autres,…), dont les ouvrages et réalisations développent amplement les questions concernant les rapport entre l'alimentation (micro-nutriments) et la santé à la fois physique, mentale et psychique.
Certaines carences en vitamines et oligo-éléments en particulier, résultant des traitements industriels de nombreux aliments, de la pollution de l'environnement, d'une mauvaise alimentation ou encore d'une sous-alimentation (problèmes d'anorexie, d'éducation nutritionnelle, de pénurie alimentaire,...) sont connues comme pouvant générer des problèmes de santé divers et variés, dont des effets dépressogènes notoires (à la fois directs et indirects).
En conséquence, que des chercheurs de la médecine allopathique traditionnelle (psychiatrie biologique) semblent découvrir de telles vérités et les présenter comme de simples hypothèses, est un peu surprenant... on n'en espère pas moins la généralisation de "traitements" et de mesures prenant pleinement en compte les données en question dans les meilleurs délais.


Suicide chez Renault : l'utilisation d'une « autopsie psychologique » fait polémique - Article paru dans l'édition du 08.11.09 du Monde

Contre toutes les règles, des données personnelles sur la victime ont été utilisées par la direction de l'entreprise, avec la complicité du cabinet d'expertise Technologia, afin de se dédouaner….le constructeur automobile a utilisé, pour sa défense, un bien curieux élément : les résultats d'une « autopsie psychologique », qui présente la victime comme un homme fragile, souffrant d'un « syndrome anxio-dépressif majeur », et dédouanant Renault du rôle joué par l'organisation du travail….

Commentaire :
Plusieurs remarques s'imposent dont notamment les suivantes :
1. La révélation de données personnelles relevant du secret médical constitue une faute professionnelle et renvoie à un problème personnel d'ordre éthique concernant le ou les auteurs de ces révélations.
2. Le fait que des données psychologiques personnelles puissent servir à dédouaner l'employeur et l'organisation du travail, témoigne d'une incompréhension profonde des Relations Humaines, de la Psychologie individuelle et de ce qui se joue (ou peut se jouer) pour chacun(e) sur le plan personnel, dans le domaine professionnel.
Il s'agirait notamment d'admettre que l'individu est toujours déjà un être social en rapport(s) avec d'autres et que sa psychologie ne saurait être comprise indépendamment des interactions sociales et plus généralement de l'intersubjectivité dans lesquelles et grâce auxquelles il existe.
Dans ce sens et plus concrètement, le travail (nous entendons par là les rapports humains de travail et de production) peut fort bien être une des causes ou plus exactement un des facteurs impliqués dans un "syndrome dépressif majeur".
En effet, qu'on le veuille ou non et qu'on le sache ou non, on retrouve constamment dans les modes de production capitalistes, tout ce qui humainement relève de la dialectique du maître et de l'esclave développée par Hegel ou encore des problématiques de l'assujettissement exposées par Michel Foucault... où l'on voit bien que l'existence personnelle de chacun(e) est haut plu haut point tributaire des rapports sociaux dont le travail est une composante essentielle.
Pour toutes ces raisons que nous ne pouvons pas détailler ici, on ne voit donc pas en quoi et comment l'employeur peut être disculpé de ses responsabilités éventuelles du simple fait de l'existence d'un diagnostic de "syndrome dépressif majeur". Il conviendrait donc pour le moins d'expliquer ce raisonnement en fournissant des arguments précis, à supposer que les preuves de leur validité puissent être apportées.
3. Les raisonnements binaires clivant le domaine personnel et le domaine professionnel, sont la plupart du temps inadaptés aux réalités qu'il est question de comprendre et d'expliquer, c'est pourquoi les découpages administratifs des disciplines (psychologie du travail vs psychologie clinique vs psychologie sociale etc...) et des domaines de vie (professionnel vs personnel vs social), ne sont pas à prendre au "pied de la lettre" comme c'est apparemment le cas dans cette affaire, tout ceci alors qu'un enjeu essentiel serait précisément d'évaluer l'importance et l'impact des facteurs impliqués réellement ou potentiellement dans ce diagnostic d'une part, et dans l'acte suicidaire d'autre part.
En tout état de cause, rien ne permet a priori et sans analyse approfondie de ramener cet acte à une conséquence directe et exclusive d'un état pathologique personnel, état lui-même présupposé sans rapport avec les conditions de travail de la personne concernée.


Obama au Caire : une gifle aux femmes qui se battent contre le voile islamique.
"...Porter soi-disant « librement » un accessoire vestimentaire qui, dans toute une partie du monde, est une obligation légale imposée à toutes les femmes pour signifier leur statut de deuxième rang (polygamie, poids juridique et héritage inégalitaire, absence de liberté de circulation,…) représente une allégeance à l’égard des théocraties qui y font la loi. Le voile n’est pas un signe religieux comme les autres. Affirmer qu’on le porte volontairement n’en efface pas le sens humiliant pour toutes les femmes…"
Annie Sugier, Présidente de la Ligue du Droit International des femmes, créée par Simone de Beauvoir (06 08 48 79 33), membre du jury du prix Simone de Beauvoir (http://www.ldif.asso.fr)


Commentaire :
Cette brève éclaire gravement ce que l'on nomme "la suture" du psychologique, du politique et du juridique. Celle-ci apparaît clairement en même temps qu'elle nous renvoie incontournablement au poids des traditions et autres institutions historiques rappelant parfois étrangement ce que José Bleger appelle la partie psychotique du cadre. Quoi qu'il en soit, à l'heure de la mondialisation, les réponses qui seront apportées à la confrontation des cultures, renouvelée dans une question d'apparence minuscule pour certains, seront déterminantes (parmi d'autres) pour l'avenir des femmes et des hommes qui auront à en assumer les conséquences à tous les niveaux des organisations et des groupes sociaux.


- Attention : se croire malade peut rendre malade. L’effet ''nocebo'', moins étudié que son jumeau bénéfique, le placebo, est un phénomène psychosomatique souvent ravageur.

la cause première de l'effet nocebo ne relève pas du domaine de la neurochimie mais bien de la croyance. Ainsi que l'explique Hahn, les chirurgiens se montrent généralement hésitants quand il s'agit d'opérer des patients qui sont convaincus qu'ils vont mourir car c'est souvent ce qui se produit....( voir l'article dans la revue New Scientist, en anglais).
Les preuves ont beau s'accumuler, il est difficile d'accepter, à l'ère de la raison, que des croyances puissent tuer. Le contexte social et culturel est crucial, explique Enck. Peut-être faudra- t -il attendre de découvrir les fondements médicaux et biologiques de " la mort vaudou " pour reconnaître que ce phénomène est bien réel et qu'il peut affecter n'importe quel individu...


Commentaire :
Voilà bien un argument médicalement reconnu selon lequel "l'esprit" (autrement dit le psychisme ou les pensées...) influence le corps… ce qui pour le dire au passage, est une réalité sinon une évidence fort commune dans les systèmes thérapeutiques traditionnels et en ethnopsychiatrie notamment...C'est du moins dans ces systèmes de pensée que ce genre d'assertion repose sur des faits constatables prenant souvent une tournure flagrante et parfois même spectaculaire...
C'est une des raisons pour lesquelles très souvent, on ne saurait réduire l'ensemble des "causes" d'une maladie ou d'une défaillance somatique à des "causes" organiques ou biologiques, ceci a fortiori lorsque celles-ci apparaissent dans un contexte psychologique "perturbé".
C'est donc pour une approche holistique en santé que plaide intentionnellement ou non cet d'article…approche dans laquelle la dimension psychologique intervient à part importante voire égale, avec la dimension biologique… En cela il incite aussi à une plus grande modestie les chercheurs et auteurs d'articles de vulgarisation scientifique qui semblent parfois s'illusionner sur le fait que les "causes" (premières ou dernières) des faits observables peuvent être identifiées ou circonscrites...
Pour plus de détails, nous renvoyons les lecteurs à la lecture de Hume et de son analyse du principe de causalité, celui-ci étant vu comme un besoin de l'esprit humain lié à une attente de voir un évènement se reproduire, plutôt que comme ayant une réalité indépendante de l'esprit qui la conçoit... ce principe est en effet un principe admis mais non démontré en sciences.
C'est pourquoi certaines formules du bon sens commun... comme "les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets, pour ne citer que celle-ci, apparaissent parfois comme autant de préjugés et d'idées reçues, vus sous cet angle...


- Les maladies mentales sont mal connues et très coûteuses, par Anne Jeanblanc, Le Point du 8 Juin 2009

"C'est ce qui ressort d'une évaluation de l'unité de recherche clinique en économie de la santé d'Ile-de-France, rendue publique par la fondation Fondamental de recherche et de soins en santé mentale. Parallèlement, la fondation s'appuie sur les résultats d'une enquête réalisée par Ipsos en mai, pour souligner que les maladies mentales sont bien connues, leur fréquence correctement évaluée, mais que beaucoup d'idées fausses circulent à leur sujet..."

Commentaire :
En évoquant des "maladies mentales" sans plus de précisions - expression consacrée mais quelque peu dépassée pour bien comprendre ce qui est en question - cet article contribue délibérément ou non à entretenir une confusion profondément ancrée socialement et culturellement entre maladies mentales et maladies psychiques, donc in fine, entre médecine et psychologie (incluant la psychanalyse qui est très exactement une métapsychologie selon les termes mêmes de son inventeur).
A cet égard, nous voulons donc rappeler que pour un grand nombre de spécialistes en psychopathologie (psychiatres et psychologues cliniciens) l'appareil biologique-organique ou mental, autrement dit le cerveau, n'est pas à confondre avec le psychisme, c'est à dire avec la dimension psychologique du fonctionnement mental, celle-ci étant en grande partie indépendante de son substrat biologique.
En d'autres termes, alors même qu'il existe nécessairement des interactions entre ces 2 dimensions (psychique et mentale), l'existence d'une "causalité" organique (présence de témoin objectif fiable) n'est pas démontrée dans les pathologies psychiques, tandis que c'est le cas dans les pathologies mentales (encore faudrait-il toujours parler de corrélations et non de causalité dans le strict sens du terme).
Il y a là une des raisons pour lesquelles les psychotropes n'ont qu'une action symptomatique sur les pathologies psychiques, alors que les traitements de fond de ces états relèvent de procédures psychologiques (psychothérapeutiques).
Pour le dire plus concrètement, un patient anxieux est "calmé" par certaines molécules par exemple, mais la problématique psychologique (psychique) ayant déclenché l'angoisse ou l'anxiété n'est en rien résolue pour autant. C'est la raison pour laquelle chimiothérapie et psychothérapie sont parfois associées dans certains traitements.
Cela étant, l'existence d'effets secondaires gênants, indésirables voire franchement délétères, devrait inciter à la plus grande prudence et modération concernant l'utilisation de certaines molécules.
Le choix de traitements relevant de médecines douces et biocompatibles (médecine ortho-moléculaire, phytothérapie, homéopathie, etc...) en particulier, ne comportant pas ou peu d'effets secondaires, devrait être systématiquement privilégié lorsque ces traitements sont nécessaires.
Car en effet, si certains patients dénient leur pathologie, il n'est pas rare inversement que des effets secondaires de traitements soient abusivement attribués à la maladie.
L'existence de tels effets et de pathologies iatrogènes met ainsi en doute l'intérêt de certaines molécules (cf également le problème des dosages et des durées de prescription), la qualité globale de vie des patients étant autant voire plus importante que la seule "suppression" des symptômes principaux.


- Oui aux psychothérapeutes, non aux charlatans, par Serge Ginger, Edmond Marc et Armen Tarpinian, Le Monde du 18.05.2009
Extrait :"...Ce nouveau texte proposé par le gouvernement, et adopté en première lecture par l'Assemblée nationale, n'est pas conforme aux normes européennes et risquerait de constituer une erreur historique : en effet, il mettrait en danger des usagers psychologiquement vulnérables, en accordant la caution de l'Etat à des médecins et des psychologues, certes compétents dans leur domaine, mais non formés spécifiquement à la psychothérapie ; et cela en excluant paradoxalement les psychothérapeutes professionnels qualifiés, certifiés à un niveau bac + 7, dans une trentaine d'établissements d'enseignement supérieur privé. Il convient de rappeler que la pratique de la psychothérapie n'est pas, en France, enseignée à l'université publique..."

Commentaire :
1) Il est faux d'insinuer comme on peut le croire dans ce texte que "les médecins et les psychologues (sans aucune distinction des spécialités, ndlr) ne sont pas formés spécifiquement à la psychothérapie...". En effet, les spécialités "clinique" en psychologie et "psychiatrique" en médecine, sont dédiées non seulement à l'étude des pathologies psychiques et mentales, mais encore aux traitements et à la prévention de celles-ci, ce qui est parfois nié explicitement par les psychothérapeutes affiliés à la FF2P, dont les principaux représentants siègent aussi à l'EAP.
2) Il est abusif de s'acharner à essayer de faire passer le modèle classique des psychothérapeutes "ni-ni-ni", basé sur une psychothérapie personnelle, pour le seul et unique modèle valable en matière de formation à la profession de psychothérapeute.

A cet égard, voici quelques précisions :

a) le modèle en question s'inspire de la psychanalyse qui n'est pas à confondre avec la psychothérapie, et se fonde ainsi sur un amalgame que nous ne pouvons pas détailler ici.
Rappelons toutefois le principe majeur selon lequel "la psychanalyse n'est thérapeutique que par surcroît...", principe "oublié" par les psychothérapeutes "ni-ni-ni" se réclamant malgré tout de la psychanalyse, dans leur velléité d'opérer un "tour de force" paradoxal pour la profession, tout en accusant les psychothérapeutes de droit de tentative d'OPA sur le titre de psychothérapeute, dans un flagrant retournement des rôles et des intentions ...
b) Les écoles de thérapie cognitivo-comportementale, systémique et ethnopsychiatrique notamment, qui figurent parmi les plus importantes, n'ont nullement cette exigence de psychothérapie personnelle avec un psychothérapeute, ce qui est systématiquement occulté ou dénié par les psychothérapeutes "ni-ni-ni" et leurs organisations, réalisant ainsi un travail permanent de désinformation des publics et des professionnels insuffisamment informés sur ces questions.
c) L'argument d'un travail sur soi et de la connaissance de "l'inconscient", sans précisions quant aux différentes définitions de ce terme, et qui ne peut soi-disant s'opérer autrement qu'au travers d'une psychothérapie personnelle, concernant les psychothérapeutes en formation, est infondé pour de nombreuses raisons bien connues par des psychothérapeutes de droit (cognitivo-comportementalistes notamment).
Une de ces raisons est que l'action thérapeutique est essentiellement affaire d'étude et de formation, autrement dit d'acquisition de connaissances et de modes de raisonnement entraînant des "trans-formations" pouvant très bien s'effectuer sans qu'une psychothérapie didactique soit indispensable, ceci étant attesté de longue date par les meilleures formations universitaires notamment.
A cet égard, rappelons aussi une brillante formule de Tobie Nathan, disant à propos des psychothérapies : "si elles se proclament une pratique, nous savons que leur âme est une théorie... "
Dans les professions intellectuelles plus encore que dans les autres professions, c'est en effet la théorie autrement dit la conceptualisation, qui guide entièrement la pratique. C'est pourquoi avec une théorie appropriée, il ne saurait y avoir de grands soucis d'ordre pratique, tandis qu'à l'inverse, une pratique sans théorie est inenvisageable. De même, une pratique avec une théorie insuffisante ou inadéquate, est insatisfaisante, stérile ou encore néfaste.
Cela ne signifie pas bien entendu, que l'étude pratique des psychothérapies est inutile... c'est d'ailleurs pourquoi elle a bien lieu dans certaines formations universitaires, contrairement aux propos tenus dans l'article du Monde, d'où l'exigence d'une formation théorique et pratique de haut niveau en psychopathologie qui se concrétise actuellement dans les textes officiels.
3) La psychothérapie est depuis l'origine de la Psychologie Clinique (1949, soit plus d'un demi siècle) une de ses principales vocations (deux autres étant l'étude et la prévention des troubles psychiques et mentaux)...Néanmoins les psychothérapeutes "ni-ni-ni" cherchent en permanence à s'approprier cette vocation de manière exclusive, dans une approche surréaliste et anhistorique donc (cf. à grands coups de réaffirmation incessante et péremptoire d'une soi-disant exigence de psychothérapie personnelle, n'existant que dans leurs organisations… on vient de voir sur quelles bases et dans quel contexte).
4) Le public doit savoir que des formations universitaires à la psychothérapie (MASTER II de psychologie clinique (ex-DESS), DU, DESU,...) accessibles par la Formation Professionnelle Continue notamment) existent depuis fort longtemps à l'Université, ce qui est constamment nié, occulté ou disqualifié par les psychothérapeutes "ni-ni-ni", tentant ainsi vainement de s'arroger le monopole des définitions et des pouvoirs en matière de formation des psychothérapeutes... ce qui pose en soi un problème éthique peu banal.
5) Enfin, la "certification Bac+7" évoquée dans cet article pour une trentaine d'établissements privés, est également une affirmation fausse ou du moins spécieuse.
Si c'était le cas, la réglementation du titre de Psychothérapeute serait beaucoup plus avancée qu'elle ne l'est actuellement. Une "certification" digne de ce nom doit en effet être reconnue par l'Etat, c'est à dire être fondée en Droit, ce qui n'est le cas ici... mais au contraire le problème à résoudre, faut-il le souligner ?
La réglementation interne de l’European Association for Psychotherapy (EAP), créatrice d'un diplôme dit CEP (Certificat Européen de Psychothérapie) en particulier, ne doit pas être confondue avec la réglementation européenne de la profession de psychothérapeute qui elle, n'est pas définie.
Cette association qui regroupe des représentants d'associations privées de psychothérapeutes, n'a en effet aucun pouvoir particulier de légiférer ou de statuer à l'échelon européen, comme le laissent entendre certains mots ou appellations (les prétendues "normes européennes" évoquées dans l'article du Monde sont en réalité les normes que ces associations tentent par tous les moyens d'imposer à l'ensemble de la profession, via une antenne européenne). Il s'agit donc en fait d'un lobby parmi d'autres, dont ne font pas partie un grand nombre de psychothérapeutes...
Pour conclure, tout cela parait donc pour le moins suspect de la part de responsables répandant des idées fausses et exprimant des prétentions démesurées, notamment celle d'avoir la seule conception légitime possible en matière de formation des psychothérapeutes... ceci envers et contre toute autre conception différente, reconnue par les professionnels et par l'Etat...


- Les risques pour la santé des tranquillisants et des somnifères...Nous demandons que toute la lumière soit faire sur la responsabilité de ces produits dans les suicides, massacres, actes de violence, abus sexuels, accidents du travail et de la circulation...", par l'AAVAM, Association d'Aide aux Victimes des Accidents des Médicaments.

Commentaire :
Certains médicaments psychotropes entre autres, sont aujourd'hui prescrits excessivement par des médecins et/ou consommés abusivement par des patients, qui méconnaissent souvent les risques que ces produits présentent pour la santé (dépendance psychique et/ou physique, effets secondaires indésirables et/ou irréversibles, maladies iatrogènes, etc...).
La confusion fréquente entre symptômes psychiques et troubles mentaux, autrement dit la réduction de la psychologie à la biologie est une des principales raisons de cet état des choses... c'est pourquoi nous souhaitons relayer cet article de l'
AAVAM et diffuser les coordonnées de cette association qui alerte actuellement les consommatrices d'un neuroleptique utilisé dans le traitement des symptômes de la ménopause (l'Agréal), en diffusant un reportage de France 2.


- Pourquoi tombons-nous malades ? Pour une médecine de la personne, par Jean-Pierre Muyard : guérir pour un autre équilibre - Ed Fayard, 2009.
...la tuberculose, les accidents cardio-vasculaires, le cancer, la dépression, l'autisme... ne sont pas seulement liées à des facteurs organiques mais aussi à des facteurs cachés (terrain, hérédité, environnement), socio-économiques, subconscients (traces mémorisées des traumatismes infantiles ou transgénérationnels), inconscients (méandres du Désir). Guérir n'est donc pas une bataille contre la maladie ou contre la mort. Cela consiste à accompagner les transformations du corps à la recherche d'un autre équilibre, à créer les conditions d'une autre existence, à inventer une autre manière d'être au monde et aux autres...


Commentaire :
Les théories psychologiques sur lesquelles s'appuie la médecine psychosomatique, sont hautement concernées par les rapports réciproques entre le corps et l'esprit... L'importance du Symbolique et de l'Imaginaire en particulier, pour l'étude des comportements et des évènements de vie au sens large, a été mise en évidence par Jacques Lacan, dans sa magistrale "traduction" de l'œuvre freudienne.
La théorie des actes manqués à elle seule notamment, résume ce pourquoi la causalité psychique ne saurait être ignorée ou considérée comme relevant d'un domaine étranger aux faits observables...En effet, combien d'accidents, légers ou graves, relèvent sur le fond de cette causalité ? plus personne ou presque ne songe à le nier...
Par ailleurs, si Freud a posé en premier la question de la jouissance au travers des principes de plaisir et de réalité, on connaît de mieux en mieux l'importance des émotions dans les
prises de décision du point de vue mental-biologique (voir les travaux d'Antonio Damasio par exemple).
Par ailleurs, le fait que des niveaux de stress importants déclenchent une diminution des défenses immunitaires et peuvent par cette voie provoquer des maladies, est assez bien connu et reconnu, même si les mécanismes fins (quantiques ?) de ces problématiques restent pratiquement totalement inconnus ...
Sur ces questions, on lira à profit l'excellent livre de Jean Benjamin Stora, intitulé "Quand le corps prend la relève..." (éd. O. Jacob).
En conséquence, que "guérir consiste en la recherche d'un autre équilibre, à créer les conditions d'une autre existence, et à inventer une autre manière d'être au monde et aux autres... " cela aussi ne devrait plus faire de doute pour personne, et on ne peut que saluer les œuvres visant à expliquer toujours plus et mieux les mécanismes et enjeux en question...


Un cadre de formation pour les psychothérapeutes : Les psychothérapeutes devront suivre une formation de haut niveau dispensée dans des établissements agréés après le vote par les députés d'un amendement au projet de loi de Roselyne Bachelot... L'Express du 10 Février 2009

"Cet amendement résout enfin le problème", a dit le rapporteur UMP de la commission des Affaires sociales Jean-Marie Rolland. Catherine Génisson (PS) a "tenu à remercier le gouvernement d'avoir présenté cet amendement nécessaire et salutaire" tandis que Jean-Marie Le Guen (PS) s'est exclamé : "quel beau jour, cela fait cinq ans que nous discutons de cette question!" [...] Le texte prévoit donc une formation théorique et clinique de psychopathologie clinique accessible aux personnes possédant "un niveau élevé universitaire de type Master 2 de psychologie ou de psychanalyse ou Doctorat de médecine".


Commentaire :
Enfin une bonne et juste décision annonçant la fin d'une polémique ayant une haute importance sociale...


- LA NUIT SECURITAIRE - Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c'est l'homme même qui disparaît…
Régulièrement, la santé mentale est malmenée dans les débats publics. Trop souvent, les médias ne s’en intéressent qu’à la faveur d’un drame.
Depuis plusieurs mois, les professionnels de la santé mentale constatent un durcissement des politiques suivies, et une banalisation de la souffrance des malades.
Plus grave, dans les propos tenus au plus haut niveau de l’Etat, on assimile le malade accueilli dans un hôpital à une personne potentiellement dangereuse et qu’il faut traiter de façon carcérale….


Commentaire :
Un site à visiter absolument… On pourra aussi lire une lettre à Mr Nicolas Sarkozy, Président de la République, dont une copie a été transmise à Mr Patrick Bloche, Député de Paris 12e, pour soutenir la pétition émanant de cette organisation.


- Pourquoi tombons-nous malades ? Pour une médecine de la personne, par Jean-Pierre Muyard : guérir pour un autre équilibre - Ed Fayard, 2009.
...la tuberculose, les accidents cardio-vasculaires, le cancer, la dépression, l'autisme... ne sont pas seulement liées à des facteurs organiques mais aussi à des facteurs cachés (terrain, hérédité, environnement), socio-économiques, subconscients (traces mémorisées des traumatismes infantiles ou transgénérationnels), inconscients (méandres du Désir). Guérir n'est donc pas une bataille contre la maladie ou contre la mort. Cela consiste à accompagner les transformations du corps à la recherche d'un autre équilibre, à créer les conditions d'une autre existence, à inventer une autre manière d'être au monde et aux autres...


Please support action on climate change , by Hilde Rapp, Society for Exploration of Psychotherapy Integration

"... It would be wonderful if you were wuilling to lend this initiative your support by signing a pledge which sets out that health professionals will support action on climate change , putting all their skills , commitment and knowledge at the disposal of society.
Thank you for your patience – I felt I wanted to make a reasonable case- and do please consider signing the pledge
www.climateandhealth.org/pledge.
Of course I would be most grateful if you were also willing to pass this message on to other colleagues and networks in the health field.
With thanks and warm best wishes... "

Commentaire :
Le texte étant parfaitement clair, merci faire passer le message aux personnes concernées....
- L'offre de services psy a beau être pléthorique, on n'en cherche pas moins souvent vainement une approche "idéale"... par Françoise Zannier
Face au précédent constat, nous ne pouvons résister au désir de citer Alain Costes : "Les idées reçues exercent une attraction certaine par le grand soulagement qu'elles procurent...Plus vite l'étudiant en psy se coulera dans un mode de pensée, moins il aura à supporter l'angoisse des vérités plurielles et des théories incompatibles... Quel puissant anxiolytique !...
Et si à l'intérieur de ce courant, il peut au plus vite s'attacher aux talons d'un seul maître - ignorant que vingt autres existent - quel repos pour son appareil psychique !... " (Alain Costes, 2003, p.18).
Nous voyons dans ces quelques lignes un excellent plaidoyer pour les interventions psychologiques éclectiques, et peut-être surtout contre toute forme de "pensée unique", comme il en sévit trop souvent encore actuellement... Cela étant, nous avons montré que l'incompatibilité réelle ou supposée entre les théories tient souvent essentiellement à la position épistémologique occupée par le (ou les) auteur(s).
En effet, sans pouvoir entrer dans les détails d'un débat que nous avons exposés par ailleurs, il n'y a d'incompatibilité que d'un point de vue réaliste dans lequel les théories sont vues comme des représentations vraies de ce qu'il y a dans le monde, ce point de vue s'opposant à l'instrumentalisme, selon lequel les théories scientifiques ne sont pas "vraies", c'est à dire isomorphes avec le réel, mais seulement des fictions utiles.
A noter que la position la plus fréquente en sciences est un réalisme affaibli dans lequel les théories ne sont pas considérées comme vraies mais seulement "probablement vraies", ceci dans le sens où les expérimentations corroborent les hypothèses. Les principes poppériens sont ainsi dominants, une théorie devant par dessus tout être réfutable pour pouvoir être dite scientifique...
Quoi qu'il en soit, pour illustrer notre propos, nous voulons rappeler ici la position de Quine : " Une expérience de physique est « tout autre chose que la simple constatation d’un fait. C’est l ‘interprétation de ces faits, c’est leur transposition dans le monde idéal, abstrait, symbolique, créé par les théories". Ainsi, notre expérience est soumise à des concepts et est d’emblée conceptualisée.
Nous retrouvons cette idée dans le Tractatus logico-philosophicus de Wittgenstein (1889- 1951 : " Le fait que l'univers puisse être décrit par la mécanique newtonienne n'énonce rien quant à l'univers même, mais bien le fait qu'il puisse être décrit de telle façon par cette mécanique, comme cela est en effet le cas" (cité par S. le Strat, 1990, p. 31).

Tout cela étant, nous ne voulons bien entendu pas dire que le pluralisme théorique est l'approche idéale que tout un chacun cherche en psychologie, ni même que cet idéal existe comme nous l'apprend si bien la psychanalyse freudienne concernant la réalité psychique individuelle, mais il a tout au moins le le mérite de ne pas verser dans le travers d'une "mono-théorie" parfois assimilée à juste titre à une "monomanie"...
Précisons enfin que le pluralisme théorique auquel nous faisons référence, ne s'apparente bien entendu en rien à l'une des nombreuses "méthodes Coué" promettant bonheur et prospérité à tout va, comme il s'en trouve beaucoup sur internet et comme tout un chacun peut s'en voir proposer ...


Ticket-Psy : un pass vers le mieux être ? France Info, le 24.01.2008 " Sur le modèle des tickets restaurant, le ticket-psy se développe en France. Depuis la loi de modernisation sociale de 2002, l’entreprise doit prendre non seulement soin de la santé physique de ses salariés mais aussi mentale... "

Commentaire :
Pour répondre à cette question (pass ou impasse vers le mieux être ?), il faut faire un détour par le contexte dans lequel cette offre apparaît, en commençant par le constat suivant : on assiste actuellement à une recrudescence de la demande de soins et/ou de suivi psychologique, ce dernier prenant souvent la forme d'un coaching, c'est à dire d'une aide et/ou d'un accompagnement pour la conduite de projets personnels et/ou professionnels.
Ce phénomène résulte assurément de différents facteurs :
la crise économique que nous traversons actuellement, accentue et augmente des difficultés existant depuis fort longtemps à des degrés divers, particulièrement en entreprise, mais qui sont mieux contenues socialement, lorsque la conjoncture est meilleure.
l'offre d'aide psychologique et de formation est elle-même en forte augmentation, du fait du développement exponentiel de disciplines relativement nouvelles (psychologie, psychanalyse, psychothérapies, coaching,,…)
l'intérêt naturel porté par le public aux questions psychologiques, répondant aux besoins d'aide aussi bien que d'épanouissement, se transforme de plus en plus en véritables prises de conscience de ce que la connaissance de la psychologie en particulier, c'est à dire de soi et des autres, peut apporter de bon ou de bien dans le développement et/ou le mieux être de chacun(e).
Dans un tel contexte, la prévention des risques psycho-sociaux en entreprise est devenue une réalité importante au point qu'elle s'inscrit depuis plusieurs années dans des textes légaux, ou dérive de ceux-ci, l'offre de tickets psy paraissant ainsi bien adaptée aux besoins et attentes en questions dans ces textes, comme dans la réalité sociale et individuelle de chacun(e).
Tout cela étant, il est bien entendu nécessaire de relativiser la réponse. En effet, on pourra toujours voir dans cette nouvelle offre de services, un certain nombre d'inconvénients, aucune initiative quelle qu'elle soit, n'étant jamais sans aucun effet négatif ou pervers, potentiel ou réel… et aussi, pour le dire autrement, sans aucun détracteur. Ainsi, on ne manquera pas notamment d'évoquer des risques de stigmatisation, d'infantilisation, etc…Quoi qu'il en soit, l'essentiel est comme toujours, ce qu'il va en être des résultats. Ce n'est en effet que lorsque ceux-ci seront connus, qu'on pourra évaluer de manière pragmatique et réaliste, dans quelle mesure il est fondé ou non de pérenniser ce type de service... mais il est fort probable que ce sera le cas.


- Claude Olivenstein, psychiatre, par Elisabeth Roudinesco "…rejetant à la fois l'institutionnalisation des drogues de substitution, parmi lesquelles la méthadone et les neuroleptiques - et non pas leur usage au cas par cas - il privilégiait à Marmottan les prises en charge de longue durée fondées sur une relation transférentielle avec les patients, seule manière de les faire émerger lentement de l'enfer de la drogue...La France doit beaucoup à Claude Olievensteindans ce domaine. Il faut se rappeler la leçon d'humanisme, de tolérance et de rigueur qui fut la sienne, et non se complaire dans une logique sécuritaire de prétendue "domestication" qui ne fera que criminaliser davantage le peuple des drogués."

Commentaire :
Un article d'Elisabeth Roudinesco à lire dans le Monde d'hier... Avec Claude Olivenstein, c'est une des plus grande figures de la psychiatrie progressiste qui disparaît. Pour des générations entières de psys il a été et reste indubitablement un des meilleurs modèles... ce deuil est ainsi aussi lourd à porter que ceux de Jacques Lacan, Georges Lantéri-Laura, Edouard Zarifian,... Puissent les générations actuelles et futures continuer de s'inspirer pleinement des œuvres de nos meilleurs représentants…


- Quand les psys de patrons racontent... par Nathalie Funès, Le Nouvel Observateur
Ivresse des sommets, angoisse de la solitude... de nombreux PDG consultent des psys ou des coachs pour supporter un rythme de travail infernal et un stress croissant..."



Commentaire :
Comme le montre cet article, "la dictature de l'économique" se paye souvent au prix fort, quelle que soit la position occupée dans les rapports de production... Cela étant, si l'homme n'est pas capable d'inventer un système à la fois plus rationnel et plus humain, comme cela semble être le cas malgré ses capacités et son intelligence... il y aura nécessairement toujours à gérer les effets pervers du système en question...


Appel à participer aux Etats Généraux - Collectif Sauvons La Clinique.
Le présent appel a été décidé par la réunion qui a eu lieu le 10 octobre 2008 à l‘Assemblée Nationale. Il s’adresse aux signataires des deux pétitions de Sauvons la Clinique et leur demande de le relayer le plus largement possible (voir le site : http://www.sauvons-la-clinique.org/)
... Il est clair aujourd’hui, que nous assistons à une convergence des forces du néolibéralisme, du scientisme et de l’utilitarisme pour imposer une vision réductrice de l’humain dont nous constatons les applications dans plusieurs domaines : l’éducation, la recherche, le soin, les libertés, etc... La démarche clinique est en ligne de mire à travers des textes législatifs et administratifs, à travers des dispositifs d’évaluation quantitative, homogénéisante, car ce que nous appelons « clinique » correspond à une conception du soin que la communauté humaine doit au sujet souffrant, ce qui engage une politique et un choix de civilisation ...

Commentaire :
Pour étayer cet appel, les lecteurs pourront se référer utilement aux Remarques sur le rapport INSERM de 2004 (<-clic), concernant les méthodologies quantitatives-expérimentales (par opposition aux méthodologies qualitatives-cliniques), souvent utilisées en psychothérapie et dans les évaluations des états mentaux. Ces remarques valent en effet pour l'ensemble du mouvement se dessinant à l'Université, dont un des objectifs est l'inféodation des sciences humaines aux sciences physiques et mathématiques, de la psychologie à la biologie notamment...


- La psychothérapie neuronale, Colloque neurosciences et psychanalyse - Neurosciences et psychanalyse : une rencontre autour de l'émergence de la singularité - Colloque organisé par Pierre Magistretti, le 27 mai 2008.

Commentaire :
Malgré son titre prometteur, cette conférence nous laisse sur notre fin (faim ?)… En effet, l'inconscient psychanalytique n'est pas l'inconscient (neuro-)cognitif. Il n'a rien à voir avec des ensembles de neurones où se déroulent les processus biologiques automatiques de certaines actions ou comportements.
Autrement dit, l'inconscient psychanalytique n'est pas de nature biologique ou topologique. Il n'est localisé nulle part dans le cerveau, même si la théorie freudienne des pulsions peut le laisser supposer. Il ne constitue pas non plus un système de contrôle automatique (en "background") de certains comportements, mais représente plutôt ce qui échappe nécessairement au contrôle (neuro-)cognitif conscient et inconscient. Cette opposition renvoie notamment à celle entre métapsychologie et psychologie.
En outre, si la psychothérapie (psychanalytique ou non) présente des caractéristiques communes avec l'apprentissage, si on ne peut douter en particulier, qu'elle fait intervenir la plasticité synaptique, son rôle ne saurait se réduire à des effets d'entraînement et d'épaississement de certaines synapses, via l'activation de neurones-miroirs ou non.
L'étude des techniques psychothérapeutiques, y compris cognitivo-comportementales, montre au contraire que les mécanismes visés sont des mécanismes de langage et de raisonnement ayant une autonomie propre, même si leur support (substrat matériel) est biologique.
Ainsi, pour reprendre une analogie célèbre, malgré les rapports existant entre eux (avérés dans les pathologies mentales d'origine organique ou toxique notamment), le "software" et le "hardware" demeurent bien distincts.
Finalement, le rapprochement annoncé entre psychothérapie (ou psychanalyse) et processus neuronaux est ténu en regard des différences existant entre ces champs de connaissances, et le fossé entre "psychique" et "somatique" toujours aussi profond. L'expression "psychothérapie neuronale" paraît d'ailleurs être un paradoxe ou un abus de langage... le terme "psychothérapie" désignant traditionnellement des traitements psychologiques de problèmes psychologiques, tandis que le terme chimiothérapie est réservé aux traitements biologiques. Enfin, les effets biologiques (phénotypiques notamment) des psychothérapies sont à la fois peu connus et sans importance essentielle, par rapport aux changements de croyances et de modes de pensée, visés et obtenus sur le plan psychologique.


Le temps de l'éclectisme. Les thérapies à la carte…
, par Serban Ionescu, in Revue Sciences Humaines d'Octobre 2008.
Bien que critiqué par certains, l’éclectisme occupe actuellement une position centrale dans le champ des psychothérapies. Si ses partisans le présentent comme une réaction aux positions rigides et dogmatiques, une vigilance est cependant nécessaire pour éviter l’écueil du mélange des genres et de l’incohérence théorique. Seuls la recherche rigoureuse, les débats argumentés et l’esprit d’ouverture peuvent prévenir les éventuels dérapages de cette approche...


Commentaire :
Nous remercions vivement le Professeur Ionescu qui faisait partie de notre jury de thèse, pour cet article paru dans la revue Sciences Humaines, et saluons au passage le professionnalisme et l'implication de ce Professeur réputé pour des travaux tels que "Quatorze approches de la psychopathologie" (Nathan, 1991), entre autres... Un point intéressant de discussion apparaît dans l'affirmation selon laquelle l’intégration supposerait la volonté de synthétiser plusieurs pratiques pour fonder une nouvelle école. Pour nous en effet, l'approche intégrative ne doit pas viser à fonder une nouvelle école... Il s'agit plutôt d'une approche susceptible d'incarnations multiples, que chaque thérapeute devrait pouvoir construire sur la base de ses choix personnels, tout en respectant l'idée fort juste selon laquelle "la rigueur est de rigueur"... Autrement dit une formation de haut niveau, de type Doctorat d'exercice, devrait être exigible de la part des thérapeutes pouvant prétendre exercer dans cette optique...


- Quinze médecins dénoncent l'abus d'antidépresseurs en France ,... le texte est signé notamment par Gérard Apfeldorfer, Boris Cyrulnik, Serge Hefez, William Lowenstein, Marcel Rufo et David Servan-Schreiber. Destiné à interpeller la société française, il dénonce "un triste record"...les signataires de l'appel indiquent que leur "objectif n'est pas de remettre en question l'aide majeure apportée par ces molécules dans le traitement des pathologies mentales ni dans les situations de crise aiguë. Mais il nous semble nécessaire et urgent d'alerter l'opinion et les pouvoirs publics sur les dangers de cette surmédicalisation du mal-être et sur l'existence d'alternatives non médicamenteuses aussi efficaces"...

Commentaire :
Merci pour ce courage, cette franchise et cette dignité... il faut souhaiter que d'autres voix s'élèvent, toujours plus nombreuses, pour faire entendre celle de la raison...


- Eclectisme et intégration en psychothérapie - Thèse de Psychologie clinique et pathologique, sous la direction du Pr Pierre Angel, soutenue le 17 Juin 2008, par Mme Françoise Zannier,
Comme promis, voici la thèse soutenue récemment. Il conviendra de lire le résumé pour en comprendre le propos, dont l'apparente simplicité ne doit pas être confondue avec une quelconque superficialité. Cette thèse est le résultat de 4 années de travail. Elle intéressera particulièrement les étudiants et les esprits ouverts et curieux, tous ceux pour qui la connaissance, la compréhension et l'explication, ne sont pas sacrifiables sur l'autel du "politiquement correct".
En ce début de XXIe siècle, il y avait selon nous un enjeu important à mettre un peu d'ordre, à relier entre elles et à préciser les rapports entre des connaissances se présentant a priori comme un immense fatras disparate. En outre, dans cet ouvrage, Il y a un engagement sous les aspects d'une épistémologie instrumentaliste et constructiviste, mais encore phénoménologique et herméneutique, concernant les sciences en général et les théories du psychisme en particulier...
La thèse complète au format PDF (423 pages hors bibliographie) est proposée au prix de 30 Euros et peut être obtenue via une adresse e-mail (cliquez sur le lien ci-dessus)..


Le renouveau phénoménologique en psychiatrie, Bruno Verrechia, CHU de Brest, Car, rappelons-le, le courant phénoménologique a constitué en psychiatrie l’une de ses plus grandes traditions cliniques et imprègne profondément toute son histoire, depuis ses origines, depuis ses fondements mêmes. Et la critériologie des taxinomies nord-américaine ou mondialiste ne saurait avoir bâillonné d’un trait, sous ses code-barres, la puissance d’une pensée de l’essence humaine. La psychiatrie se serait-elle détournée de ses fondements mêmes ? Oublieuse de son essence, solidaire de l’achèvement d’une métaphysique cartésienne crucifiée au seul principe de causalité ?

Commentaire :
Même s'il date un peu (2005 c'est à dire 3 ans déjà...), ce texte est une bouffée d'air pur ... à lire absolument ! - L’Entente psychanalytique récuse le projet d’arrêté ministériel prétendant fixer les conditions de formation des psychothérapeutes Communiqué de Presse du 22 juillet 2008
Alors que le souci du législateur était de protéger le public, ce projet d’arrêté aurait un résultat exactement inverse : il prévoit en effet la mise en place d’une formation bâclée, voie courte destinée aux recalés des études de psychologie, dont on voudrait faire une masse d’agents sous-qualifiés, sans statut ni autonomie professionnelle...


Commentaire :
Un tel projet de formation au rabais, privant les professionnels du psychisme de leur autonomie et les plaçant sous contrôle médical, aurait en effet des répercussions catastrophiques pour l'avenir de ces professions et de toutes les personnes concernées (clients et patients, donc tout un chacun, réellement ou potentiellement...). L'inféodation des sciences humaines (psychologie, sciences du langage,...) aux sciences naturelles (médecine, biologie,..) en particulier, relève d'une imposture ou d'une profonde méprise intellectuelle...


Norme psychiatrique en vue, Roland Gori, psychanalyste et professeur de psychopathologie, Dépistage des troubles du comportement, plus de coaching, moins de soins : Roland Gori, psychanalyste et professeur de psychopathologie, décrypte l'évolution probable de la santé mentale. On parle de plus en plus de « santé mentale », de moins en moins de « psychiatrie ». Où nous mènera, demain, cette tendance ? Nous sommes entrés dans l'ère d'une psychiatrie postmoderne, qui veut allouer, sous le terme de « santé mentale », une dimension médicale et scientifique à la psychiatrie. Jusqu'à présent, cette discipline s'intéressait à la souffrance psychique des individus, avec le souci d'une description fine de leurs symptômes, au cas par cas...

Commentaire :
Article de référence pour le débat entre partisans d'une conception naturaliste du psychisme et ceux soutenant une conception herméneutique, dans lequel se glissent inévitablement des questions d'intérêts corporatistes et de politique professionnelle...
Si des erreurs et des abus ont lieu de part et d'autre, on ne peut cependant que regretter les prises de position tranchées "en faveur" ou "contre" l'un ou l'autre camp...
Il y aurait urgence à donner à chaque point de vue la place qui lui revient, et à cesser de "glorifier les uns" ou au contraire de "condamner les autres" au nom de nos propres aveuglements....
A quand une vraie place au dialogue et au partage, à la recherche de solutions au lieu de fustigations réciproques interminables... ?


- Pour information concernant les fonctions et attributions des Psychologues Cliniciens… Art 2 du Décret no 91-129 du 31 janvier 1991
Les psychologues [...] conçoivent les méthodes et mettent en œuvre les moyens et techniques correspondant à la qualification issue de la formation qu'ils ont reçue...ils étudient et traitent, au travers d'une démarche professionnelle propre, les rapports réciproques entre la vie psychique et les comportements individuels et collectifs afin de promouvoir l'autonomie de la personnalité...


Commentaire :
Face à la gigantesque campagne de désinformation orchestrée par des associations de psychothérapeutes autoproclamés et des médias associés, afin de monopoliser l'exercice de la psychothérapie à leur profit, il convient de rappeler la Loi pour clarifier les choses concernant notamment les compétences des Psychologues Cliniciens... Nous renvoyons aussi les lecteurs à la loi du 9 Juillet 2004 (voir plus bas sur cette page) et rappelons que ce sont les conditions requises pour l'exercice de la psychothérapie, par les psychothérapeutes non-psychologues et non-médecins qui ne sont pas encore précisées par la loi (le décret d'application de celle-ci étant attendu ...), pas l'inverse comme on essaye encore trop souvent de le faire croire au public...


- Psychothérapie et Psychothérapeute - interview Boutique Bien-être : le stress et les maux d'aujourd'hui..., Mars 2008,


- Sectes : Accoyer réclame le décret d'application sur les psychothérapeutes,
En 2004, les parlementaires désireux d'éviter de voir tout un chacun utiliser ce titre -et notamment des groupes sectaires- avaient créé un registre national des psychothérapeutes, sous l'impulsion d'un amendement de Bernard Accoyer. Mais le gouvernement n'a jamais publié le décret précisant dans quelles conditions pouvaient être inscrits sur ce registre ceux qui ne sont ni médecins, ni psychologues, ni psychanalystes.

Commentaire :
Même si tout ne sera pas réglé par le Décret, un grand merci à Mr Accoyer et aux parlementaires, d'avoir vu clairement le problème et d'agir en conséquence...


- Le pouvoir des antidépresseurs remis en cause, Catherine Petitnicolas, Le Figaro du 21/01/2008,
" Selon une étude américaine, les publications scientifiques sur les nouveaux psychotropes exagèrent leur action. C'est un pavé dans la mare. L'efficacité des nouveaux antidépresseurs mis sur le marché depuis le milieu des années 1980, avec pour chef de file la fluoxétine (alias Prozac), est mise en doute par des experts américains de la FDA, la toute puissante agence américaine du médicament. Une étude du New England Journal of Medicine démontre que des publications ont exagéré l'efficacité de ces médicaments parés de toutes les vertus par les laboratoires, les médecins et même les malades..."

Commentaire :
A la lecture de ce genre d'article, on se rend compte qu'avec des protocoles ad hoc, les méthodes quantitatives réussissent souvent à « prouver », ou du moins à corroborer temporairement... ce qu’elles veulent démontrer, ni mieux ni moins bien que les méthodes qualitatives auxquelles elles reprochent souvent leur soi-disant manque de scientificité...
Il apparaît que leur principal "avantage" réside essentiellement dans la maîtrise de la formalisation mathématique/statistique et de sa puissance persuasive, qui deviennent sujettes à caution dès qu’on étudie finement les paramètres utilisés et qu’on inventorie ceux qui sont écartés ou présentés comme allant de soi, « évidents » ou « naturels ». En tout état de cause, ces approches excluent l’évaluation subjective individuelle, car elles visent le plus souvent une exploitation statistique de données recueillies sur des groupes ...


- "Prévenir des troubles et y remédier peut n’être pas médical : Décret « ostéopathes » et Conseil d’État — Critères de « diagnostic et prescription préalables », Conséquences pour les psychologues et psychothérapeutes",
"...le terme générique de « thérapie » n’étant nullement réservé aux disciplines médicales et paramédicales, pas plus que l’expression générique « soins à la personne », et pas plus que les termes « prévenir des troubles fonctionnels du corps humain et y remédier », d’après l’arrêt du Conseil d’État ici commenté, qui tranche une nouvelle et bonne fois la question...."

Commentaire :
Nous voyons dans ce texte une confirmation supplémentaire concernant le fait que la psychologie et les savoirs psychothérapeutiques ne sont pas à confondre avec la médecine ou la psychiatrie... La psychiatrie est une spécialité médicale dont les racines plongent dans le paradigme naturaliste de la médecine classique. Elle s’inscrit dans une tradition ancienne de traitements ou de soins apportés au corps, considéré comme le siège des maladies, tandis que les pratiques psychothérapeutiques, beaucoup plus récentes, visent à traiter des troubles psychiques qui n’ont pas d’origine organique avérée, uniquement par des moyens psychologiques.
Les théories psychothérapeutiques s'inscrivent dans le paradigme herméneutique de l'esprit qui est opposé dans son principe, au paradigme naturaliste. Comme elles le montrent toutes, la dimension psychique a une autonomie propre, qui ne peut et ne doit pas être confondue avec la dimension mentale/organique.
Force est donc de reconnaître au travers du développement des psychothérapies, un enjeu politique qui n’est rien de moins que la remise en question du modèle médical dominant, ceci alors même que la psychiatrie s'est efforcée d'intégrer les pratiques psychothérapeutiques et que les prises en charge sont souvent pluridisciplinaires, constituées de différents types de soins...


- " Nous assistons à une escalade de l'obscurantisme "- Entretien avec Pierre Legendre,
"Le meurtre habite l'esprit de l'homme. Dans l'entreprise, la concurrence est un meurtre transposé ; en politique, les élections le sont aussi : on renvoie son adversaire dans ses foyers. On ne rendra pas la vie supportable par des raisonnements scientifiques ou de bons sentiments, mais par des interprétations cohérentes qui peuvent exiger de chacun une part de sacrifice pour qu'on ne donne pas, par exemple, de leçons à autrui au nom de nos propres aveuglements..."

Commentaire :
Le contenu de cet entretien est et restera sans doute encore longtemps d'une surprenante actualité... il est des visions d'une profonde justesse, qui devraient inciter beaucoup d'entre nous à réfléchir... Invitation à la lecture d'un des plus grands penseurs de notre époque...


- Formation Professionnelle, le droit de savoir, Rapport du Sénat, Juillet 2007,
La complexité, le cloisonnement et les corporatismes : les trois maux de la formation professionnelle [...] D'autres ont fait allusion au caractère ambivalent d'un système qui tout en affichant un but d'efficacité économique ou d'équité reste, en même temps, « conditionné » par de puissants enjeux de négociation sociale et par la préservation des intérêts existants, voire même de certaines « rentes de situation » construites sur la restriction de l'accès à certaines professions par des obligations de formation à l'utilité contestable"

Commentaire :
On ne peut pas mieux dire concernant la formation des psychothérapeutes, telle qu'elle est "organisée" actuellement ... Pour nous, seule une formation à la fois théorique et pratique, pluriréférentielle et de haut niveau en psychopathologie, peut conférer une réelle compétence à exercer la psychothérapie...


- Le Site d'InterCoPsychos promeut l’autonomie professionnelle des psychologues, la défense du titre unique de psychologue, le code de déontologie de la profession et la pluralité des pratiques et des choix de formations.

Commentaire :
Très axé sur la défense de la psychanalyse que beaucoup de cognitivistes veulent éliminer de l'Université, ce site diffuse des informations du plus haut intérêt, concernant le conflit en question...


- La Formation des psychothérapeutes comportementalistes et cognitivistes, A. Craignou, J.M. Petot,
Contrairement à ce qui est la règle dans d'autres courants psychothérapeutiques, on ne demande pas aux futurs thérapeutes de faire l'expérience de la thérapie comportementale et cognitive en tant que patients. Le thérapeute comportementaliste ou cognitiviste ne prétend pas soigner par ce qu'il est, mais par ce qu'il sait, par ce qu'il sait faire et par ce qu'il sait faire faire à ses patients. Les formations comportementales ou cognitives sont avant tout un apprentissage de méthodes efficaces. Mais les thérapeutes en formation sont souvent encouragés à s'appliquer à eux-mêmes les techniques qu'ils apprennent : à pratiquer eux-mêmes la relaxation, à surmonter leurs phobies éventuelles par la méthode de l'exposition graduée, à combattre ce qu'il peut y avoir d'excessif ou d'irrationnel dans leurs réactions de peur, de colère, ou de découragement en devenant conscients de leurs anticipations négatives et en les soumettant à un travail de critique des distorsions cognitives. C'est ce que Jacques Van Rillaer a appelé la gestion de soi (Van Rillaer, 1992), qui joue dans la pratique de la thérapie cognitivo-comportementale et dans la vie du thérapeute un rôle considérable, comparable à celui que jouent dans la formation et dans la pratique des psychanalystes l'analyse didactique et l'auto-analyse systématique de ses rêves, de ses réactions « contre-transférentielles », etc.

Commentaire :
Excellent texte où apparaissent des dimensions essentielles de la psychothérapie cognitive, celle-ci n'étant pas à confondre dans ses principes, avec la méthodologie expérimentale (quantitative) qui lui est souvent associée dans les études à grande échelle en particulier, pour l'évaluation des résultats...


- Remarques sur le Rapport INSERM 2004, F. Zannier,
Les savants croient se libérer de la philosophie en l'ignorant ou en la vitupérant ...Ils ne sont pas moins sous le joug de la philosophie, et la plupart du temps, hélas, de la plus mauvaise. Ceux qui vitupèrent le plus la philosophie sont précisément esclaves des restes vulgarisés des pires doctrines philosophiques ». Engels F., Dialectique de la nature, Editions Sociales, 1975, 9, p.211.

Commentaire :
Ce rapport est un des exemples les plus aboutis de la confusion où mène l'assimilation de la médecine et de la psychologie... Si les études à grande échelle et les statistiques sont valides en ce qui concerne les pathologies somatiques (lorsque des facteurs objectifs concrets sont identifiables : virus, déficience organique, etc...), autrement dit si on peut à bon droit en tirer des conclusions au niveau individuel pour chaque patient présentant les mêmes troubles, il reste que concernant les pathologies psychiques, les facteurs subjectifs en jeu ne permettent pas de procéder à des assimilations et à des généralisations comme c'est le cas dans les études dont ce rapport fait la synthèse, et dans le rapport lui-même... Le passage du niveau micro au niveau macro, et vice versa (pb du seuil de validité statistique) formalisé par l'outil statistique, pose en fait de sérieux problèmes... La dimension psychique, c'est à dire la singularité de chaque patient (et nous devrions dire de chaque thérapeute) en particulier, se trouve pour ainsi dire éliminée de toute prise en considération authentique...via une méthodologie (des hypothèses de recherche) ne faisant aucune place à la dynamique (inter-)subjective en question...


- LOI n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, Article 52 portant usage du titre de psychothérapeute, J.O. n°185 du 11 août 2004, page 14277, texte n°4 : :
Article 52

L'usage du titre de psychothérapeute est réservé aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes.
L'inscription est enregistrée sur une liste dressée par le représentant de l'Etat dans le département de leur résidence professionnelle. Elle est tenue à jour, mise à la disposition du public et publiée régulièrement. Cette liste mentionne les formations suivies par le professionnel. En cas de transfert de la résidence professionnelle dans un autre département, une nouvelle inscription est obligatoire. La même obligation s'impose aux personnes qui, après deux ans d'interruption, veulent à nouveau faire usage du titre de psychothérapeute.
L'inscription sur la liste visée à l'alinéa précédent est de droit pour les titulaires d'un diplôme de docteur en médecine, les personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue dans les conditions définies par l'article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d'ordre social et les psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations.
Un décret en Conseil d'Etat précise les modalités d'application du présent article et les conditions de formation théoriques et pratiques en psychopathologie clinique que doivent remplir les personnes visées aux deuxième et troisième alinéas.


Commentaire :
...Cette loi même imparfaite et incomplète, a le mérite d'être là... en attendant le Décret qui précisera les conditions de son application.
Il est regrettable notamment que les médecins et les psychologues, toutes catégories confondues, soient déclarés psychothérapeutes de droit.
En effet, à nos yeux, seuls les psychologues cliniciens et les psychiatres spécialisés en clinique psychothérapeutique le sont, ce qui fait référence à leurs options de formation et aux divisions internes à leurs disciplines.
Dans notre domaine, ces divisions renvoient à la scission historique entre psychologie expérimentale et psychologie clinique, cette dernière se trouvant à l'heure actuelle, plus ou moins "colonisée" par la précédente (voir l'histoire et l'actualité de ces orientations, pour plus d'explications... ), via les méthodologies qui en découlent.
C'est pourquoi les débats qui font rage actuellement, montrent que les clivages entre méthodes quantitatives et méthodes qualitatives, entre recherches en clinique (expérimentales) et recherches cliniques (qualitatives), sont exacerbés, ces démarches étant radicalement différentes sur le fond.
La psychologie clinique "pure", celle qui s'exerce "au chevet du patient", est depuis son origine une science idiographique, une science du singulier qui s'accommode mal des données recueillies sur des groupes, de statistiques ou encore de mesures qui n'ont jamais qu'une valeur sémantique de déchiffrage...
Concernant les psychanalystes, pour reprendre l'expression consacrée, ils ne sont psychothérapeutes que "par surcroît", la psychanalyse dans ses formes classiques, n'ayant aucune visée adaptative ou "orthopédique" de la psyché, ce qui la distingue foncièrement des psychothérapies...
Enfin, pour ce qui est des formations privées, les insuffisances en psychopathologie, la monodisciplinarité théorique et l'exigence d'une psychothérapie personnelle, paraissent inadaptées à ce qu'une formation scientifique moderne requiert, tant du point de vue de la complexité des connaissances et de la diversité des modèles théoriques, que de l'impartialité et de l'objectivité nécessaires.
Les psychothérapies monodisciplinaires en particulier, témoignent de la survivance de conceptions réalistes de l'être humain et de l'être thérapeute, paraissant à la fois dépassées et insuffisantes de nos jours.
En effet, à l'heure actuelle, seule une formation théorique et pratique, pluriréférentielle et de haut niveau en psychopathologie, peut conférer une compétence réelle et sérieuse à exercer la psychothérapie, la psychothérapie personnelle (monodisciplinaire ou non) avec un thérapeute, étant une option possible mais non indispensable ( voir le texte d'A. Craignou et de JM Petot, à titre d'exemple <-clic ).
C'est pourquoi, dans les conditions qui viennent d'être évoquées, l'Université paraît seule à même d'assurer la formation initiale des psychothérapeutes.


- Informations relatives au titre de psychothérapeute
Les organisations représentatives de la psychologie française (outre la Société Française de Psychologie : le Syndicat National des Psychologues, le Réseau National des Psychologues et la FFPP) se sont fermement prononcés :
1. pour que le décret d’application de l’article 52 impose un niveau de formation initiale consistant (au moins 500 heures dispensées dans un cadre universitaires et 500 heures de stage pratique) ;
2. pour que les commissions régionales qui évalueront les dossiers des psychothérapeutes déjà en exercice (depuis au moins 3 ans) soient composées de psychologues et de psychiatres, universitaires et praticiens (la SFP a particulièrement défendu la nécessité d’inclure des universitaires dans ces commissions).


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- Position de l'UNADFI sur l'amendement Accoyer L'activité de l'UNADFI et des ADFI, centrée essentiellement sur la relation d'emprise sectaire, amène à constater très nettement depuis une quinzaine d'années un accroissement important du nombre de victimes de psychothérapies, ainsi d'ailleurs que des médecines parallèles.
Nous constatons :
" L'apparition de ce qu'il faut appeler un marché du psychospirituel
" Un foisonnement de méthodes non éprouvées scientifiquement la plupart du temps non adéquates (d'inspiration " new age ", chamaniste, énergétique, magique, etc., ou encore thérapie brève)
" La multiplication de psychothérapeutes autoproclamés, "non formés, "incapables de poser un diagnostic adéquat (fréquents diagnostics farfelus), "non contrôlés,
"n'offrant aucune garantie sur le plan de la responsabilité professionnelle (absence de déontologie, de contrôle par un ordre professionnel et d'assurance responsabilité,
"se livrant à une publicité interdite aux autres professionnels.
" L'éclosion d'un grand nombre d'organismes de formation privés, liés à une dérégulation du marché du psychisme, délivrant à de futurs psychothérapeutes des diplômes non reconnus.
" Une mise en œuvre du transfert et du contre-transfert volontairement ou involontairement dévoyée débouchant sur une mise en état de faiblesse du patient.
" Une confusion du psychosomatique avec la dualité corps-esprit faisant croire à une interaction de type " magique " (à noter pour ce dernier point la confusion fréquemment faite par nombre de psychothérapeutes non psychiatres, non psychologues cliniciens et non psychanalystes, entre inconscient et dimension magique).


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Création d'une commission d'enquête sur les conditions de délivrance et de suivi des autorisations de mise sur le marché des médicaments, Annexe au procès-verbal de la séance du 25 Janvier 2005 :

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- LA MORT DU FOPIM, Fonds de promotion de l'information médicale et médico-économique, LE MONDE du 21 décembre 2004, Sandrine Blanchard

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- Article sur les benzodiazépines (Tranxène, Témesta, Valium, Lexomil, Xanax,...) :

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- Psychiatrie : des experts trop liés à l'industrie,

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- Articles, actualités et témoignages sur les principales sectes :

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- La programmation neuro-linguistique (PNL) ou l'art de manipuler ses semblables par Christian Balicco, Docteur en psychologie, Consultant en Ressources humaines, membre de l'A.P.A (American Psychological Association)

Commentaire :
La PNL (Programmation Neuro-linguistique) emprunte la plupart de ses méthodes et concepts à des écoles existantes...
Ceux-ci sont utilisés tels quels ou reformulés dans un langage PNListe se voulant résolument "high-tech", à des fins de séduction intellectuelle favorisant une commercialisation massive...
Elle ne présente donc rien de très spécifique ou d'original, par rapport aux grandes théories traditionnelles, qui justifie les appellations "pompeuses", "ultra-scientifiques" et novatrices en apparence, dont elle se pare (PNL, maître-praticien, etc...). L'effet "poudre aux yeux" et "tape-à-l'œil" est en revanche évident pour cette école très "new-wave" : "Bienvenue au club des marchands de bonheur !..."


- La programmation neuro-linguistique (PNL), Extraits du rapport 2001 de la MILS (Mission interministérielle de lutte contre les sectes) du 22 janvier 2002), quelques exemples du risque sectaire en psychothérapie.

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